hamac aux histoires

Martha, jolie petite fille

Martha est une jolie petite fille. Toujours bien habillée, avec de jolies robes,  petites chaussures et noeuds dans ses belles boucles brunes assorti à sa tenue. Martha est très polie, gentille, discrète,  et a toujours le sourire. Elle vient d’arriver dans sa nouvelle école, et bien sûr, au bout de quelques jours, elle se fait  de nouvelles amies, Lily et Julie, et  sa maîtresse l’adore. Mais Martha commence à regretter son ancienne école et se plaint de la nouvelle. Alors Lily et Julie  font de leur mieux pour lui venir en aide : dès qu’elle a besoin de quelque chose, ses amies sont là, elles lui donnent plein d’idées, et puis elle est si polie et a un si joli sourire. Pourtant Martha se plaint de plus en plus, veut toujours plus d’aide, demande toujours plus d’attention. Mais toujours avec son sourire.

Et puis un jour, c’est  Lily qui a besoin d’aide. Martha, comme toutes les amies, est sollicitée, mais Martha refuse d’aider Lily,  estimant que les problèmes de Lily sont moins importants que les siens. Un peu plus tard ses copines apprennent qu’en fait, elle aussi a plein d’idées, mais ne les a jamais partagées, et pire, qu’elle est allée dire du mal de sa nouvelle école à ses anciennes copines.

Discussion :

A ton avis, que pensent Lily et Julie ?

Comment vont-elles réagir ?

Comment se sentent-elles ?

Pourquoi ?

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La porte de la cage

Comme un oiseau, je suis dans une cage. Enfermée. Et je rêve de paysages, de voyages, de liberté, du soleil à son coucher, de montagnes, d’océans, de me poser sur un arbre, de voler en solitaire ou en compagnie. De voler, de voler.

Pendant des années j’ai tenté de pousser de toutes mes forces sur la porte pour l’ouvrir. J’ai cherché les clés. J’ai appelé, j’ai crié pour qu’on vienne l’ouvrir. On m’à entendue, des spécialistes se sont méme penchés sur mon cas pour m’aider à trouver la sortie, pour me faire réfléchir. Mais je suis restée seule dans ma cage et j’ai attendu. Longtemps, très longtemps. Jusqu’au jour où…

Jusqu’au jour où j’ai compris que la porte ne pouvait s’ouvrir que de l’intérieur, que c’est moi qui avais construit cette cage. Je pensais y être née, que mes parents m’y avaient déposée pour que je sois en sécurité, protégée d’un monde hostile. Mais à chaque « non », à chaque critique parentale, j’avais érigé un barreau, à chaque échec, à chaque blessure, je m’étais un peu plus enfermée. Alors, j’ai compris et j’ai tiré la porte, et la cage s’est ouverte ! Les barreaux sont tombés ! Et je me suis envolée …

 

Aujourd’hui je vole. J’ai toujours des souvenirs de ma cage, des blessures et des regrets, mais je vole. Et j’essaye d’apprendre de mes échecs pour les dépasser, j’essaye de voir plus loin pour me guider.

Et surtout, en tant que maman, j’observe doucement mes enfants pour ne pas les laisser s’enfermer dans une cage.

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Magali, la petite fille qui ne parle pas.

C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Magali.  Jusquà present, Magali est toujours toute seule dans la cour de récréation.  Elle n’a pas d’amis, personne ne veut jouer avec elle.

En fait, au début de l’année, les autres petites filles avaient essayé d’être sa copine. Mais à chaque fois, Magali les tapait, leur donnait des coups de pieds. Alors elles en ont eu assez de vouloir être son amie.

Dans la classe, Magali   ne range jamais, elle répète toujours ce que la maîtresse dit, elle fait des grimaces.

La maîtresse réunit ses élèves pour discuter.

Discussion :

  • comment est cette petite fille ?
  • sais-tu pourquoi elle est comme ça?

Suite de l’histoire :

La maitresse explique que Magali  ne comprend pas notre langue, qu’elle vient d’un autre pays.

Discussion :

  • que faire pour l’aider ?
  • idée d’échange : parler doucement, lui expliquer, montrer avec les mains, répéter des mots, …

Suite de l’histoire :

Alors, quand les autres enfants comprennent le problème de Magali,  ils se mettent à lui expliquer les choses de la classe, les règles de jeux, apprennent des jeux avec les mains, apprennent à dire bonjour dans la langue de Magali   lui répètent  des mots pour l’aider à apprendre le français.

Et bientôt,  non seulement Magali   commence à parler français,  mais en plus elle a plein d’amis qui aiment s’ccuper d’elle.

 

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La dispute

Dans une semaine ce sera l’anniversaire de  Magali. Julie et Isabelle ont prévu de lui organiser une fête  avec leurs amis.

Isabelle, qui s’était renseigné sur les passions de Magali, propose de faire un temps d’accueil pour se retrouver, puis de faire un jeu de plein air, de passer au goûter et de finir par une activité créative. Julie quant à elle, se plaignant du bruit que pourrait faire un jeu en plein air, souhaite faire un temps d’accueil, puis cuisiner ensemble,  goûter, puis regarder la télévision pour se reposer. Isabelle proteste, en mettant en avant ce qu’elle sait de Magali, Julie réplique que c’est toujours Isabelle qui choisit, qui n’en fait qu’à sa tête car elle se croit plus intelligente que tout le monde

La dispute se met en place, mais Isabelle et Magali veulent continuer d’avancer sur leur projet. Isabelle propose de faire une surprise à Magali, et de ne rien lui dire. Julie veut partager avec Magali, pour qu’elle les aide à organiser la fête. La dispute augmente, Isabelle et Julie se séparent en colère, Julie part en reprochant à Isabelle de se croire plus fine que les autres, elle va alors se plaindre à sa maman.

(Discussion)

A votre avis : quel âge ont Julie et Isabelle ?

Elles ont en fait 34 et 39 ans. Que nous ayons 8 ans ou 40, nous avons toujours la capacité de raisonner comme des enfants. Dans l’histoire, seul le contexte a changé, il s’agit d’un contexte professionnel.

Comment aider les deux collègues à trouver un arrangement ?

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Imad, le petit garçon qui n’aime pas l’école

La maman d’Imad  est inquiète.  Son petit garçon ne veut plus aller à l’école.  Il y va en traînant les pieds. Il pleure et rouspète sur le chemin. En classe, ce n’est pas facile. Il crie, se met en colère, se dispute avec ses copains. Parfois il est tellement en colère qu’il renverse les chaises, jette les livres par terre, hurle et déchire le travail des autres. La maîtresse, bien sûr, devient toute rouge et se fâche,  alors il crie encore plus fort. Et ça n’en finit plus.

Sa maman a pris rendez vous avec la maîtresse,  mais rien n’y fit. Imad est toujours en colère contre l’école.

(Discussion)

-comment est ce petit garçon ?

– à ton avis pourquoi est il ainsi ?

(Suite de l’histoire)

Un jour, Imad  est encore plus en colère que d’habitude.  Quand la maîtresse tente de le calmer, il hurle : « De toute façon,  je ne t’aime pas, je te déteste ! »

(Discussion)

-pourquoi n’aime-t-il pas sa maîtresse ?

-et toi, comment est ta maîtresse ?

(Inventer la suite ensemble : que veux-tu dire a ta maîtresse ? Ou lecture de la suite possible de l’histoire)

Alors la maîtresse s’arrête,  et lui dit de la façon la plus calme possible : « Tu as droit de ne pas m’aimer, j’en suis très triste, mais tu as le droit. Par contre tu ne peux pas faire n’importe quoi parce que tu ne m’aimes pas, les règles de vie sont les mêmes pour tous les enfants de la classe. Je suis triste car moi je t’aime bien »

Alors il Imad se met à pleurer plus fort : « C est parce que je ne veux pas te partager avec les autres, je te veux pour moi tout seul »

 

 

 

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Arthur, le petit garçon qui n’arrive pas à écrire

 

(Début de l’histoire)

Arthur a 3 ans, il va à la maternelle, en petite section. Il ne parle pas très bien, et n’aime pas trop jouer avec les autres enfants, mais il semble heureux, a toujours le sourire. A la maison, il ne joue qu’aux petites voitures et regarde des livres. Il prend son temps pour faire les choses, marcher, parler, être propre, mais ce n’est pas grave, il a le temps et il y arrivera bien un jour. C’est un petit garçon beau comme le soleil, et si calme.

Arthur a 6 ans. Il va au CP. La maîtresse est inquiète car il n’a toujours pas envie de travailler, il a du mal à tenir son crayon. Sa maman l’emmène faire un bilan chez un spécialiste. Peut être qu’Arthur a quelques chose après tout. Alors tout le monde se met à vouloir l’aider : ses parents, la maîtresse, la dame de l’école avec qui l’on discute (la psychologue scolaire), la dame qui fait travailler les sons (l’orthophoniste), la dame qui fait travailler les mains (la psychomotricienne), le maître qui travaille avec un petit groupe d’enfants (l’enseignant du Rased). Arthur rencontre beaucoup de monde, mais il avance toujours à son petit rythme, il s’énerve plus vite, il  est très autoritaire avec ses petits frères, et n’aime toujours ni travailler, ni tenir son crayon.

Arthur a 8 ans maintenant. C’est un grand rêveur, il décroche, ses devoirs sont un cauchemar, son crayon, son pire ennemi. Pourtant il rencontre toujours plus de monde qui continue à vouloir l’aider : ses parents, l’orthophoniste, la psychologue scolaire, la psychologue de la ville d’à côté, le psychologue du CMP, la psychomotricienne, l’enseignant du Rased.. Et tout le monde lui trouve quelque chose qui ne va pas : il est angoissé, il a des terreurs nocturnes, il est dyslexique, il est dyspraxique, il est dysorthographique, il est hypotonique, il n’a rien et fait juste un blocage, il est heureux de vivre et se sent bien, il est très mystérieux et retient quelque chose. Dans tout ce méli-mélo, ses parents sont perdus et Arthur, lui, il en a marre car il veut du temps pour jouer, Maman se fâche toujours autant avec ses devoirs qui restent un cauchemar, avec ses sautes d’humeur, avec son insolence, et son crayon, bah, il ne l’aime toujours pas davantage.

Alors que reste-t-il pour aider Arthur ?

L’hôpital ? Il sait bien qu’il va bientôt y aller. Est-ce pour ça qu’il a plus de cauchemars ?

(Discussion)

  • Comment est ce petit garçon ?
  • Quels problèmes rencontre-t-il ?

(Suite possible de l’histoire)

En fait Arthur est triste tout au fond de lui. Il est triste, mas il le cache, fait semblant. On dit alors qu’il  fait une dépression masquée. Il a plein de choses qui s’accumulent dans sa tête, plus il grandit, plus c’est compliqué. Et toujours cette question qui revient : Maman, comment se sent-elle ? Quand il était tout petit, elle pleurait souvent et il essayait alors de la consoler. Elle fait un métier qui lui met plein de soucis dans la tête et qui lui prend beaucoup de temps, elle en parle souvent avec Papa. Et puis il sait qu’elle est très inquiète du fait qu’il n’y arrive pas à l’école, elle veut toujours que tout le monde travaille beaucoup, un peu comme elle, il sait qu’elle veut qu’il y arrive facilement, et cela la tourmente. Parfois elle est triste ou préoccupée, et il voit bien qu’elle ne va pas bien. Alors il sait qu’il la cherche pour savoir s’il peut compter sur elle ou s’il doit la consoler comme quand il était tout petit. Il aimerait bien y arriver, mais il ne peut pas lâcher sa maman; car cette question revient toujours : Maman comment se sent-elle ?

(Discussion)

  • Comment faire pour l’aider ?
  • Et toi, te sens tu triste aussi parfois ?

(Fin possible de l’histoire)

Maman voit un spécialiste elle aussi pour faire le point sur son travail, gérer ses problèmes, ses émotions, apprendre à coordonner sa vie de maman avec sa vie de femme active. Et elle prend du temps pour faire des choses qu’elle aime et qu’elle a mis si longtemps de côté : son besoin d’écriture, de dessiner, sa créativité. Créativité qu’elle partage d’ailleurs avec son fils. Ensemble ils créent des histoires, des bandes dessinées, des arts plastiques pour évacuer cette tristesse tout au fond. Elle passe plus de temps avec lui, du temps  hors du monde des devoirs, du temps à rêver ensemble. Ce n’est pas toujours facile, mais elle essaye.

Quant à lui Arthur, il apprend toujours à faire travailler ses mains, sa tête avec des spécialistes. Il fait de plus en plus de progrès. Il sait qu’il aime dessiner des BD. Il a même vu que c’est un métier. Il sait aussi que Maman est là, qu’il peut compter sur elle. D’ailleurs là, ils sont occupés à lire une histoire …