étagère spirituelle

Les précurseurs du développement personnel.

Certains attribuent le début du développement personnel au XIXè ou XXè siècles. Et pourtant il n’en est rien. Si l’on regarde l’histoire de l’humanité, le développement personnel a toujours été présent : les Toltèques, les philosophes de l’Antiquité, et même Jésus. Je ne viens pas écrire un article sur du prosélytisme religieux, je respecte trop les libertés individuelles pour tenter de convaincre quiconque. Mais Jésus, dont on raconte l’histoire depuis 2021 ans (cela m’a toujours épatée qu’on ai pu, et puisse encore, autant raconter la vie d’un homme depuis tant d’années) est le premier psy de l’humanité, un des premiers hommes à faire du développement personnel, bien avant notre siècle où nous croyons avoir inventé la bienveillance et l’éducation positive : « Laissez venir à moi les petits enfants » ou encore « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites », c’était de l’éducation positive.

Quand j’étais petite, je me disais que cet homme est un grand farfelu : qui peut marcher sur l’eau ? Qui peut multiplier des pains ? Qui peut revenir d’entre les morts ? Imaginez cet homme prononcer ces paroles il y a 2021 ans, imaginez le même homme aujourd’hui prononcer ces mêmes paroles. Il lui arriverait le même sort, quoique l’abolition de la peine de mort soit appliquée dans de nombreux pays. En tout cas, il serait dans un asile, nourri aux petites pilules colorées.

Et pourtant, ses paroles n’ont jamais autant résonné qu’aujourd’hui, dans notre société. Prenez une phrase au hasard et écoutez. Ecoutez-la vraiment. Vous pouvez entendre ce qui vous vient à l’esprit (sans jeu de mot), ou ouvrir un livre sacré à n’importe quelle page, puis imaginez cette phras, écrite juste pour vous. Pour moi ce matin, je me suis levée avec « Vas, lâche tout et suis-moi. » J’ai toujours compris cette phrase en croyant : « Vas, rentre au couvent et prie-moi toute la journée. » Mais en fait pas du tout. Pour moi elle signifie aujourd’hui : « Vas, prends ton crayon et écoute-moi. » Ce matin, j’ai donc pris mon crayon sans trop savoir ce que j’allais écrire, comme souvent d’ailleurs ; même moi en écrivant cet article, je suis déroutée.

Chaque phrase peut résonner en nous d’une façon différente. Il ne suffit pas de lire ces phrases ou d’écouter ces textes pour se donner bonne conscience, mais d’individualiser la parole, comme on le fait avec les nombreux livres sur la bienveillance qui remplissent nos étagères. Alors prenez une phrase au hasard, lisez-la et individualisez-la pour vous seul.

PS : en finissant cet article, je me suis amusée à prendre une phrase au hasard et je suis tombée sur : « Venez avec moi. » (je ne sais pas où je dois aller, mais faut vraiment que j’y aille …)

étagère spirituelle·tapis du bonheur

Changer de cap

Météo : il devait pleuvoir toute la journée, et finalement, ce matin, le soleil joue avec les nuages. On se demandait ce que serait cette journée pluvieuse : jeux, peinture, dessin, visite … Le soleil est là.

Enfiler ses baskets, aller courir, puis méditer sur le sable.

Accepter les changements et profiter de chaque instant.

Profiter. Profiter du jour présent. Carpe Diem. Et ne pas quand viendra la vieillesse découvrir que je n’avais pas vécu. Ces citations qui ont et raisonnent encore tant en moi de ce chef d’oeuvre des années 80 Le Cercle des poètes disparus. Cette dernière phrase m’a tant marquée que je me suis attelée à bien remplir ma vie. Trop. Créer des écoles en Afrique, rejoindre des associations, en créer, être femme, mère de famille, instit, directrice d’école, cours de dessin, de yoga, faire et remplir, toujours plus mon emploi du temps. Etre obnubilée à ne perdre aucune seconde de ce temps si précieux qui défile à toute vitesse. Et si à vouloir remplir trop sa vie, on passait à côté ? A côté de l’essentiel ? Qu’emportera-t-on de tout ça ?

Cette année, comme chaque année, j’avais pris mes pinceaux mes carnets, je n’y ai pas touché, ils sont restés au fond de la valise.

Aller sur la plage. Se poser là face à la mer.

Juste faire le vide, le silence. Et si le bonheur, l’essentiel, était dans la contemplation du beau et du rien, dans la simplicité ?

Se poser là, face à la mer. Juste le beau, le vide, le silence.

étagère spirituelle

C’est bientôt la fin …

C’est la fin demain. Nous allons pouvoir ressortir, chacun petit à petit, en fonction de ses obligations ou de son rythme. Pour ma part, je serais bien restée encore un peu à l’intérieur, je fais partie des gens qui n’ont pas une folle envie de ressortir. Non par crainte du virus.

C’est le début de la fin, et pour aujourd’hui c’est l’heure de faire son bilan :

  • qu’est ce qui m’a vraiment manqué dans ce confinement ? les fêtes et weekend programmés entre famille et amis, le coiffeur, la forêt.
  • qu’est-ce que ce confinement m’a apporté ? de la sérénité, plus d’espace au quotidien en repensant mon aménagement intérieur, en éliminant ma maison du superflus (même si je n’ai eu le temps de faire que les chambres et la cuisine), un autre rythme, du temps pour méditer, lire, écrire, peindre, penser, un autre régime alimentaire, un enrichissement familial intense, un regard plus profond, un respect de la vie, de la planète.

Ce n’est donc pas par crainte du virus que cela va être dur de ressortir, mais parce que j’ai plus acquis que perdu.

Alors comment prolonger ces acquis, cet état dans ce nouveau quotidien qui s’ouvre à moi ?

  • garder une journée off par mois ?
  • changer de travail ?
  • résister au diktat de la surconsommation ?
  • garder du temps pour les miens et ce que j’aime faire ?

Vient à présent le temps de l’adaptation, un nouveau chemin à parcourir : apprendre à vivre avec mon essentiel.

Et pour vous ? Qu’est-ce que ce confinement vous a apporté ?