sur le sofa·tapis du bonheur

Evolution

Nous sommes en constante évolution. Rien n’est figé, ni notre corps, ni notre cœur, ni notre cerveau. Tout est évolution.

On ne naît pas pessimiste, aigri, colérique, impulsif, dépressif, triste. On le devient à travers nos épreuves, nos croyances, nos peurs, nos limites. On n’est pas une émotion, on se laisse traverser. On n’est pas une façon de penser, on se laisse évoluer.

Nous pouvons apprendre à voir la vie autrement.

Apprendre à se poser.

Apprendre à lâcher prise.

Apprendre à accepter les obstacles.

Apprendre à accepter le regard d’autrui.

Apprendre à parler correctement.

Apprendre à méditer.

Apprendre l’optimisme.

Apprendre à s’adapter.

Apprendre à se laisser guider.

Apprendre à être bienveillant.

Tout peut s’apprendre, à condition d’en avoir la volonté.

Bien sûr, tout cela se travaille, comme un entraînement sportif. On ne se réveille pas un matin en se disant : »Tiens aujourd’hui, je serai la bienveillance même » et réussir à passer sa journée sans crise de colère ou d’impulsivité. Il y aura des chutes et des rechutes, des mauvais mots, des colères, qu’il faudra accepter pour évoluer. On n’arrive pas à méditer 15 minutes une première fois sans tergiverser dans sa tête, tout comme on n’arrive à courir la première fois 1H sans s’arrêter. Mais tout comme le tennis man va travailler son coup droit, on peut travailler ses mots, son regard.

Ne restons pas figé. Nous sommes en constante évolution. Tout est évolution, nous avec. Laissons-nous, permettons-nous d’évoluer.

Dans la forêt·par la fenêtre·tapis du bonheur

Hiver

Pluie – Froid – Nuages bas – Brumes

Forêt silencieuse – Feuilles mortes et gadoue – Pieds qui pataugent

Grisaille – Pénombre – Torrent enragé – Grotte ténébreuse – Mains gelées

Laisser aller ses pensées au fil de l’eau, au fil du vent, au fil du silence.

Se perdre dans le paysage. S’abandonner à la nature. Déposer. Laisser aller. Silence total. Et respirer.

Et puis le froid qui nous rappelle. La nuit qui tombe. Un écho dans le lointain.

Revenir au chalet – Rallumer le feu – Mettre des vêtements secs et douillets – Un bon roman

Et la magie des panettone, pancakes à la cannelle et chocolat chaud.

tapis du bonheur

Le bonheur est dans la lessive

J’ai longtemps regardé la lessive comme une tâche ingrate, classée dans les « Je n’ai pas que ça à faire ! ». Avec trois garçons et un mari, c’est une tâche sans fin, qui revient plusieurs fois par semaine et toutes les semaines de l’année. Je me suis vite acheté un sèche-linge (certes pas très écolo, mais tellement utile avec 5 personnes à la maison au nord de la France) et arrêté de repasser. J’ai ainsi économisé 6h de temps par semaine, vite remplacé par les devoirs, les allers et retours, les activités, les RDV, le boulot, les formations.

La lessive, toujours en vitesse, dans le speed qui s’enchaine. Et le rythme s’est tellement accéléré ces derniers temps que j’ai plus ou moins relayé cette tâche à mon mari (vive le télétravail !). Depuis combien de temps n’avais-je pas fait une lessive ?

Mais aujourd’hui, j’ai pris le temps d’en faire tourner deux. : de préparer mon linge, d’en remettre une à tourner tandis que l’autre commence à sécher, de plier correctement et soigneusement les vêtements propres.

Prendre le temps des petites choses : refaire douillettement un lit, couper les légumes et faire chauffer une soupe, laver le plan de travail, remettre un ou deux coussins. Ces petites choses qui nous obligent à ralentir, à lâcher prise, et qui, en y mettant une intention douce, un peu d’amour et de gratitude, nous conduisent au bonheur des choses simples.

tapis du bonheur

Trouver le bonheur

Le bonheur, où est-il ?

Il n’est pas dans l’autre, ni dans le regard que l’autre porte sur moi. On peut être seul et heureux.

Il n’est pas dans ce que je possède. On peut avoir trois fois rien et être heureux.

Il n’est pas dans ce que je fais. On peut être sans activité et heureux.

Il n’est pas dans mes croyances. On peut être athée et heureux.

Il n’est ni dans mon passé, ni dans mon futur.

Il est dans l’ici et maintenant.

Il est tout au fond de moi.

Alors je ferme les yeux. Je l’appelle intérieurement. Je le laisse naître et monter en moi, comme une petite bulle qui se balade dans tout mon être. Cette petite bulle de bonheur m’envahit doucement, s’éclaire et s’éclate en moi. Elle modifie ma perception du monde.

Petit exercice à faire quotidiennement et sans modération.

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Le top 10 des endroits où ne rien faire

Suite aux articles « Rien » et « Un énorme rien » publiés cet été, j’ai cherché durant les vacances les meilleurs endroits pour ne rien faire. Tâche très ardue 😉. En voici mes conclusions, avec entre parenthèses les inconvénients -, et les avantages +.

1 – le lit ( – aimer rester au lit)

2 – le canapé ( – être seul et rester chez soi)

3 – les transports ( – ne pas conduire et sans enfants / + la diversité du paysage)

4 – l’herbe fraîche ( – les fourmis / + la nature sous les pieds)

5 – la serviette de plage ( – la surpopulation estivale / + le paysage)

6 – la chaise longue (basique)

7 – le bain ( + les odeurs d’huiles essentielles)

8 – le hamac ( + l’apesanteur)

9 – le massage ( + pur moment de reconnexion à soi-même)

10 – la bouée géante du Congo River d’Aqualand (+ le must du must, pas mieux : coincée pendant 20 minutes dans une énorme bouée, et se laisser flotter sur la « rivière » artificielle d’Aqualand (parc d’attraction aquatique) pour faire plaisir à son petit dernier, qui fait le même trajet dans sa bouée, à quelques mètres, parce qu’il a peur des autres attractions : fait et refait au moins 8 fois dans la journée, soit plus de 2h30 de glandouille totale 😎)

étagère spirituelle·tapis du bonheur

Un énorme rien

Le retour de la chaise longue et du farniente (= ne rien faire en italien).

Depuis le début de ces vacances, j’ai battu mon record de temps de rien. D’habitude, à peine arrivée sur le lieu des vacances, hop, planning des menus, courses, visites, excusions, activités, marchés. Chaque jour, une activité le matin, une autre l’après-midi, et une dernière en soirée.

Mais là, juste se poser sur la chaise longue, regarder ses enfants jouer dans la piscine, son mari rougir endormi au soleil et pour soi cultiver l’art du rien.

Et découvrir dans l’art du rien, qu’il est un énorme cadeau aux autres, à soi-même et à la vie.

Aux autres, car c’est leur donner l’occasion de faire ce qu’ils veulent sans être pressés, bousculés. C’est leur donner le temps de faire, d’aller à leur rythme, de choisir, d’être, d’avoir envie, de proposer, de prendre des initiatives. C’est offrir à ses enfants, ce moment où ils peuvent dire : « Maman, tu viens dans l’eau avec moi ?  » Et de pouvoir ne répondre que oui, parce que pour une fois, on ne fait rien. C’est être pleinement disponible pour les autres. C’est se donner aux autres.

A soi-même, car c’est donner l’occasion à son corps de se poser et de se reposer après une année de stress, de travail, de speed, de « je n’ai pas le temps de m’écouter, je verrai plus tard, tiens bon, encore quelques semaines … » C’est remercier et respecter son corps de nous porter chaque jour. C’est se donner à soi.

A la vie, car dans le rien, on écoute ce qui se passe en soi, autour de soi, on voit, on observe, on comprend. C’est donner la possibilité à son mental de ranger, classer, trouver une solution, passer à autre chose, lâcher prise, vider, trouver une idée. C’est pouvoir écouter son intuition, laisser libre cours à son imagination. C’est se relier au divin en soi. C’est se donner à la vie.

Profiter de ces riens, nourrissez-vous-en, vivez les pleinement, et surtout … ne faites rien.

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Rien

Se poser, enfin. S’arrêter. S’allonger. Là.

Ecouter au fond les cris et le bruit de l’eau des enfants qui jouent dans la piscine.

Se laisser caresser par les rayons du soleil qui percent à travers le branchage des arbres.

Le chant des oiseaux.

La main sur l’herbe fraîche.

L’odeur des rosiers, de l’érable, et du soleil d’été.

Les branches des arbres dans l’infini ciel bleu.

La fourmi qui nous chatouille le pied.

Et le rien.

Le rien absolu.

Le rien au ralenti.

Les vacances peuvent commencer.