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Le bonheur est dans la lessive

J’ai longtemps regardé la lessive comme une tâche ingrate, classée dans les « Je n’ai pas que ça à faire ! ». Avec trois garçons et un mari, c’est une tâche sans fin, qui revient plusieurs fois par semaine et toutes les semaines de l’année. Je me suis vite acheté un sèche-linge (certes pas très écolo, mais tellement utile avec 5 personnes à la maison au nord de la France) et arrêté de repasser. J’ai ainsi économisé 6h de temps par semaine, vite remplacé par les devoirs, les allers et retours, les activités, les RDV, le boulot, les formations.

La lessive, toujours en vitesse, dans le speed qui s’enchaine. Et le rythme s’est tellement accéléré ces derniers temps que j’ai plus ou moins relayé cette tâche à mon mari (vive le télétravail !). Depuis combien de temps n’avais-je pas fait une lessive ?

Mais aujourd’hui, j’ai pris le temps d’en faire tourner deux. : de préparer mon linge, d’en remettre une à tourner tandis que l’autre commence à sécher, de plier correctement et soigneusement les vêtements propres.

Prendre le temps des petites choses : refaire douillettement un lit, couper les légumes et faire chauffer une soupe, laver le plan de travail, remettre un ou deux coussins. Ces petites choses qui nous obligent à ralentir, à lâcher prise, et qui, en y mettant une intention douce, un peu d’amour et de gratitude, nous conduisent au bonheur des choses simples.

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Trouver le bonheur

Le bonheur, où est-il ?

Il n’est pas dans l’autre, ni dans le regard que l’autre porte sur moi. On peut être seul et heureux.

Il n’est pas dans ce que je possède. On peut avoir trois fois rien et être heureux.

Il n’est pas dans ce que je fais. On peut être sans activité et heureux.

Il n’est pas dans mes croyances. On peut être athée et heureux.

Il n’est ni dans mon passé, ni dans mon futur.

Il est dans l’ici et maintenant.

Il est tout au fond de moi.

Alors je ferme les yeux. Je l’appelle intérieurement. Je le laisse naître et monter en moi, comme une petite bulle qui se balade dans tout mon être. Cette petite bulle de bonheur m’envahit doucement, s’éclaire et s’éclate en moi. Elle modifie ma perception du monde.

Petit exercice à faire quotidiennement et sans modération.

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Le top 10 des endroits où ne rien faire

Suite aux articles « Rien » et « Un énorme rien » publiés cet été, j’ai cherché durant les vacances les meilleurs endroits pour ne rien faire. Tâche très ardue 😉. En voici mes conclusions, avec entre parenthèses les inconvénients -, et les avantages +.

1 – le lit ( – aimer rester au lit)

2 – le canapé ( – être seul et rester chez soi)

3 – les transports ( – ne pas conduire et sans enfants / + la diversité du paysage)

4 – l’herbe fraîche ( – les fourmis / + la nature sous les pieds)

5 – la serviette de plage ( – la surpopulation estivale / + le paysage)

6 – la chaise longue (basique)

7 – le bain ( + les odeurs d’huiles essentielles)

8 – le hamac ( + l’apesanteur)

9 – le massage ( + pur moment de reconnexion à soi-même)

10 – la bouée géante du Congo River d’Aqualand (+ le must du must, pas mieux : coincée pendant 20 minutes dans une énorme bouée, et se laisser flotter sur la « rivière » artificielle d’Aqualand (parc d’attraction aquatique) pour faire plaisir à son petit dernier, qui fait le même trajet dans sa bouée, à quelques mètres, parce qu’il a peur des autres attractions : fait et refait au moins 8 fois dans la journée, soit plus de 2h30 de glandouille totale 😎)

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Un énorme rien

Le retour de la chaise longue et du farniente (= ne rien faire en italien).

Depuis le début de ces vacances, j’ai battu mon record de temps de rien. D’habitude, à peine arrivée sur le lieu des vacances, hop, planning des menus, courses, visites, excusions, activités, marchés. Chaque jour, une activité le matin, une autre l’après-midi, et une dernière en soirée.

Mais là, juste se poser sur la chaise longue, regarder ses enfants jouer dans la piscine, son mari rougir endormi au soleil et pour soi cultiver l’art du rien.

Et découvrir dans l’art du rien, qu’il est un énorme cadeau aux autres, à soi-même et à la vie.

Aux autres, car c’est leur donner l’occasion de faire ce qu’ils veulent sans être pressés, bousculés. C’est leur donner le temps de faire, d’aller à leur rythme, de choisir, d’être, d’avoir envie, de proposer, de prendre des initiatives. C’est offrir à ses enfants, ce moment où ils peuvent dire : « Maman, tu viens dans l’eau avec moi ?  » Et de pouvoir ne répondre que oui, parce que pour une fois, on ne fait rien. C’est être pleinement disponible pour les autres. C’est se donner aux autres.

A soi-même, car c’est donner l’occasion à son corps de se poser et de se reposer après une année de stress, de travail, de speed, de « je n’ai pas le temps de m’écouter, je verrai plus tard, tiens bon, encore quelques semaines … » C’est remercier et respecter son corps de nous porter chaque jour. C’est se donner à soi.

A la vie, car dans le rien, on écoute ce qui se passe en soi, autour de soi, on voit, on observe, on comprend. C’est donner la possibilité à son mental de ranger, classer, trouver une solution, passer à autre chose, lâcher prise, vider, trouver une idée. C’est pouvoir écouter son intuition, laisser libre cours à son imagination. C’est se relier au divin en soi. C’est se donner à la vie.

Profiter de ces riens, nourrissez-vous-en, vivez les pleinement, et surtout … ne faites rien.

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Rien

Se poser, enfin. S’arrêter. S’allonger. Là.

Ecouter au fond les cris et le bruit de l’eau des enfants qui jouent dans la piscine.

Se laisser caresser par les rayons du soleil qui percent à travers le branchage des arbres.

Le chant des oiseaux.

La main sur l’herbe fraîche.

L’odeur des rosiers, de l’érable, et du soleil d’été.

Les branches des arbres dans l’infini ciel bleu.

La fourmi qui nous chatouille le pied.

Et le rien.

Le rien absolu.

Le rien au ralenti.

Les vacances peuvent commencer.

coin des mamans·coin des petits·tapis du bonheur

Le Yes day

Yes Day - film 2021 - AlloCiné

Nous adorons passer nos vendredis soir autour d’une pizza maison et d’un film choisi ensemble. Nos enfants grandissant, nous sommes passés de Bob l’éponge aux films pour préado. C’est ainsi, qu’il y a deux semaines, nous avons regardé le Yes day, film ado américain. Le sujet du film est simple : pendant une journée, les parents doivent dire oui à tout ce que leur proposent leurs enfants. Evidemment, dans le film tout part en cacahuète.

En allumant notre téléviseur ce soir là, nous n’avions pas envisagé que la première chose que les enfants nous diraient une fois le film terminé : « Et si on faisait … un yes day ? »

Ben voyons… Ben voyons …

L’anniversaire de notre deuxième, 12 ans, tombant, encore une fois pendant le confinement, nous avons cherché une journée originale. Nous avons donc accepté ce Yes day. Les enfants étaient fous de joie. Et nous, nous prenions très peu de risques : confinement à 10 km, pas de copains, un dimanche sans magasin, pas de Mickeyland en vue. Un Yes day sous contrôle.

Les enfants avaient établi le programme, des règles pour les parents (1H maximum de téléphone par jour, dire non ou crier signifie une disqualification, si les deux parents sont disqualifiés, les enfants gagnent le droit d’avoir leu propre chaine Youtube), et nous des règles pour les enfants (limite sonore, limite en euros, pas de dégradation, pas plus d’une journée).

Ainsi avons nous passé la journée à faire du vélo, à construire un parking géant pour les petites voitures : garer toutes les voitures de la caisse, et les faire rentrer une à une le soir dans la caisse (il ne manquait que l’odeur du cuir de la voiture et les coup de gueule de mon mari, et on se croyait sur l’autoroute A13, un dimanche soir), à faire un concours de Légos (une réalisation sur le thème des méchants à créer en 30 mn), un concours de danse (je n’ai jamais vu mon mari danser comme ça), manger Mac Do à midi, et des pates carbo le soir, cuisiner un gâteau au chocolat, et finir par une soirée jeux de société.

Nous avons tolérés qu’ils n’aident pas au quotidien de la maison, 2h d’écrans dans la journée, les sauts sur le canapé, les spaghettis avec les doigts, les doubles cheeseburgers, les jeux jusqu’à minuit, l’excitation dans le salon, les disputes où nous n’intervenons pas, le vélo en tee-shirt par 9°C extérieur.

Les avantages :

  • nous avons passé 90% de notre journée avec nos enfants, sans les partager avec nos téléphones, emploi du tems, contraintes. Nous avons été entièrement présents pour eux
  • nous avons découvert que nos enfants sont super raisonnables (trop peut-être)
  • j’ai vu que ma limite première est la fatigue (jouer à 23h à Blanc Manger Coco junior devient difficile) et celle de mon mari est la nourriture (ne pas pouvoir reprendre des pâtes l’a disqualifié)
  • nous avons découvert que si nous ne les rappelons pas tout le temps à l’ordre, ils faisaient les corvées d’eux mêmes : tous les jeux sortis ont été rangés sans rien demander
  • nous avons dû modifier notre façon de parler et transformer nos phrases négatives en phrases interrogatives.
  • nous leur avons donné le pouvoir du oui
  • nous avons passé une excellente journée en famille

Les inconvénients : aucun

Petits conseils pour les parents qui souhaiteraient tenter l’aventure :

  • pour les parents joueurs, regarder le film en famille et sauter dans l’aventure ; pour les plus frileux, regarder le film avant de le montrer aux enfants (il montre la version que nous n’avons pas vécue)
  • commencer un dimanche de confinement
  • faites confiance à vos enfants et amusez-vous

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Un autre regard

Nous aurions dû fêter la journée en famille, autour d’un repas pantagruélique. Nous nous serions retrouvés, nous aurions ouvert le champagne, nous aurions discuté, nous n’aurions plus faim dès l’apéro, nous aurions goûté des mets délicieux, les enfants auraient battu leur record de chocolats ramassés à la chasse aux œufs, il aurait fait beau ….

Nous aurions dû, mais …

Ecouter un concert d’oiseaux à l’aurore

Méditer dans un endroit paisible

Aller chercher les croissants tout chauds du petit déjeuner

Chercher les œufs encore en pyjama

Cuisiner un gâteau avec les enfants

Sentir l’odeur du poulet cuisant dans le four

Ouvrir une bonne bouteille de vin

Faire une sieste sans scrupules ni complexes

Sortir à vélo dans la forêt

Observer la floraison des bourgeons

Découvrir un nouveau chemin

Prendre la plume et dessiner

Prendre soin de son jardin ou de son intérieur

Prendre soin de soi …

Nous aurions dû, et cela ne remplacera pas l’absence des proches, mais ne pas regarder le verre à moitié vide, le remplir de tout ce que le présent peut nous offrir au quotidien.

Tout est une question de regard.

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Retour d’école

"A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a ..." (Renaud, Mistral gagnant)

Venir te chercher à la sortie de l’école. Attendre de voir ta petite tête derrière la porte vitrée. Et tu sors, lentement, traînant ton lourd cartable. Ta petite main toute chaude qui se glisse dans la mienne. Tu me racontes ta journée. Sentir le pain du boulanger. Saluer le fleuriste au fond de sa boutique. Et remonter tranquillement la rue.