tapis du bonheur

L’amour, c’est

L’amour c’est un regard, un sourire. L’amour c’est une main tendue, c’est un éclat de rire, c’est une douce soirée d’été entre amis, c’est l’instant présent. L’amour , c’est les petites attentions de vos proches qui ont su vous cerner, vous comprendre, vous toucher. L’amour, c’est se laisser toucher, c’est lâcher prise, c’est respirer, c’est être accepté tel que l’on est et accepter l’autre tel qu’il est. L’amour, c’est respecter, partager, se laisser surprendre, c’est pouvoir recevoir tout ça et le redonner.

tapis du bonheur

Happy birthday

Le week-end dernier, je me promenais en forêt avec mon fils de 8 ans. Lui à vélo moi à pieds. Un calme profond, aucun bruit hormis celui du vent dans les feuillages. Et de temps à temps, j’entendais une petite voix : « Bonjour les arbres, bonjour grand arbre », celle de mon fils qui saluait ces géants verts.

A la fin de notre balade, il leur dit : « Au-revoir les arbres, nous reviendrons la semaine prochaine pour l’anniversaire de ma Maman.

– Tu crois qu’ils vont m’offrir un cadeau ?

Aussitôt je regrettais ma question si terre à terre et matérialiste après cette balade méditative, mais je n’en regretterais jamais la réponse.

-Oui Maman, ils vont te faire un beau cadeau, ils vont t’offrir leur énergie ».

Alors vivement samedi.

coin des mamans

Bonne fête, Maman !

La veille, ils m’avaient donné la consigne de rester dans mon lit, de ne surtout pas me lever. Au matin, ils sont arrivés doucement dans ma chambre avec le plateau du petit déjeuner, une pluie de confettis, leurs cartes et leurs fleurs en crépon (préparées avec leur maîtresse que je remercie, surtout cette année). En écoutant le poème de mon plus jeune loulou, en regardant ces œuvres d’art, en voyant leur sourire et l’émotion sur leur visage, la volonté qu’ils ont à me faire plaisir, leur amour et ce message tacite de remerciement d’être leur maman, un sentiment d’amour maternel m’envahit, et je me dis que le plus dur est sûrement derrière nous.

Je n’avais pas ressenti ce sentiment depuis plusieurs semaines. Tellement envahie d’un vide émotionnel. Le confinement s’est bien géré, pas facile quand même avec trois garçons de 8 à 12 ans, avec un enfant souffrant d’un TDA, multidys et hyper angoissé, avec l’école à la maison et un boulot à gérer, avec trois repas par jour et une maison à tenir. Mais nous avions trouvé notre rythme. A partir du 11 mai, par contre, tout s’est enchaîné avec une perte total de contrôle sur le temps : les emplois du temps instables, l’incertitude du lendemain, la pression de la reprise du travail, l’angoisse accrue de mon loulou TDA, la gestion de ses émotions, un mari présent mais absent, et toujours l’école à la maison, un boulot à gérer, trois repas par jour et une maison à tenir. Bref, je suis partie marcher de très, très longues heures dans la forêt, et un mail envoyé par la psychologue de mon travail (merci) m’a fait réaliser que je glissais dans un burn out parental.

Le burn out parental est malheureusement un sujet trop tabou en France. Mais bien présent, et qui touche de nombreuses familles. C’est un lien vers une conférence que la psychologue m’a envoyé et que j’ai regardée, fortement intriguée par le sujet, qui m’a ouvert les yeux.

Vous pouvez trouver cette conférence en cliquant sur le lien suivant :  https://www.youtube.com/user/assoappea

Je sais aujourd’hui que je n’en suis pas à mon premier, que je suis fatiguée depuis de longues années. Depuis combien de temps d’ailleurs suis-en train de vivre en pilotage automatique ? La rupture de mon rythme infernal grâce au covid, et sa reprise dé confinement m’ont confrontée à ma réalité. Qu’est-ce que le burn out parental ? Comment savoir si on est concerné ? Comment tombe-t-on dedans ? Pourquoi ? Comment s’en sortir ? Autant de questions soulevées lors de cette conférence et qui trouvent leurs réponses dans l’ouvrage ci-dessous :

Alors à toutes les mamans qui sont épuisées, à bout de force, qui sont envahies pas le quotidien et qui culpabilisent de ne pas être la maman qu’elle souhaiterait être, je vous invite à regarder la conférence, à aller sur le site de burn-out parental : https://www.burnoutparental.com/s-en-sortir et à investir 20 euros dans ce livre.

Cela vaut aussi pour les papas.

L’amour est au bout du chemin.

Etiquette smiley bisou
hamac aux histoires

Le départ

Ils sont partis hier soir. Je savais qu’ils devraient partir un jour, c’est dans l’ordre des choses de la vie. Je m’y étais préparée, nous en avons beaucoup discuté. C’est le choix de mes enfants et ils sont grands maintenant.

Pourtant, quand ils ont franchi les portes de la maison, j’avais une grosse boule dans le ventre. J’aurais aimé les retenir, les garder encore un peu, vieillir auprès d’eux jusqu’à l’arrivée d’éventuels petits enfants. Mais ma maison est trop petite, je dois libérer les chambres.

C’est en famille que nous avons choisi leur nouvel hébergement. Je sais qu’ils sont attendus ailleurs. Qu’on va bien prendre soin d’eux.

Je les regarde partir avec une certaine émotion. Une page se tourne.

Au-revoir les playmobils et M. Patate.

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Perfection

La fraise parfaite.

Mais qu’est ce qu une fraise parfaite ? Une fraise a-t-elle besoin d’être parfaite ? Se reveille-t-elle de sa graine en se disant : « tiens, aujourd ‘hui je serai la fraise parfaite ? »

Qu’est ce que la perfection ? Qui décide de la perfection ? A-t-on vraiment besoin de perfection ?

hamac aux histoires

Chez Paul

Elle est là, assise face à la mer. Des heures déjà qu’elle se tient dans la même position. Elle n’a pas bougé. Assise à même le sol, contre un rocher, les genoux repliés contre sa poitrine, sa tête reposant dessus. Elle fixe la mer.

J’habite une maisonnette donnant directement sur le chemin des douaniers sur la côte nord bretonne. Ma maison d’un côté du chemin, elle de l’autre, assise entre la mer et moi.

Des heures déjà. Mais pourquoi ? Comment peut-on rester là aussi longtemps ? Qu’est-ce qui pousse une personne à s’arrêter ainsi ? Un défi ? Un stage individualisé de médiation ? N’a-t-elle pas une vie qui l’attend quelque part ?

Le jour décline, elle ne bouge pas.

Je décide de m’approcher doucement. Je ne veux pas l’effrayer.

  • Souhaitez-vous vous abriter chez moi pour la nuit ? J’habite en face. Ça fait des heures que vous êtes assise là. Il est trop tard maintenant pour rentrer à pied. Peut-être souhaitez-vous que je vous raccompagne à Perros Guirec ?

Elle se tourne vers moi et me regarde comme si elle sortait d’un songe, les yeux pleins de larmes, le visage humide.  Elle regarde ma maisonnette, se lève et sans rien dire, me suit. Sans bagage, sans rien que sa tristesse.

  • Ce n’est pas grand, mais vous serez protégée du froid et vous pourrez reprendre votre chemin demain matin.

Pas facile de discuter tout seul. Je lui présente la maison, on en a vite fait le tour, je n’ai qu’une grande pièce, une chambre et une salle de bain attenante.

Puis elle se pose devant la fenêtre et regarde la mer comme si elle ne l’avait pas assez vue pour aujourd’hui. Elle doit avoir la quarantaine, pull, jean, brune, queue de cheval. Elle  marche sûrement depuis un bon moment. Ses baskets sont épuisées.

Elle saisit le mug que je lui apporte et boit la soupe chaude, toujours face à la mer. Toujours en silence. Quelle réponse peut-elle chercher ?

La nuit est là.

Elle s’approche doucement de la cuisine :

  • Merci, murmure-t-elle.

Elle lave son bol dans l’évier. Elle ne souhaite rien d’autre.

  • Vous devez être fatiguée. Je vous ai préparé ma chambre, je vais prendre le canapé. Ne vous méprenez pas, je ne le fais pas par galanterie, pas mon genre, c’est juste que je n’ai pas l’habitude de me coucher si tôt. Vous avez des  couvertures dans le placard si vous avez froid, et je vous ai mis un tee-shirt sur le lit pour la nuit.

Elle me regarde, ses yeux sont verts. Elle me remercie d’un sourire fragile.

  • Au fait, je m’appelle Paul.

Elle ne dira pas son prénom, et comme un fantôme, elle quitte la pièce.

J’ai eu beaucoup de mal à m’endormir, trop de questions tournaient dans ma tête.

Au petit matin, je suis parti chercher du pain frais au village. Quand je suis revenu, la porte de la chambre était ouverte, sur la table du séjour, un mot. Merci.

Et puis plus rien, personne. Que la vie qui continue et reprend son cours.