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Avatar 2 : la voie de la déception

Je l’attendais depuis longtemps, j’avais raté le premier opus au cinéma il y a 14 ans. Enfin le 2 ! Un tel événement, dont tout le monde parle. Vite au ciné ! et hop vu hier soir …

Mais quelle déception ! Si vous souhaitez le voir, ne lisez pas les lignes suivantes, sauf si vous hésitez. Comment ce film peut-il avoir autant de succès ? Vous verrez un remake des best of de James Cameron, tout y passe : Terminator (un méchant ressemblant quelque peu à Schwarzenegger, à la recherche non pas de de Sarah O Connor, mais de Jake Sully), Abyss et ses profondeurs, Titanic (le bateau qui coule interminablement, on croit même voir Jack et Rose sur un radeau), Alien (le mot revient à plusieurs reprises), Rambo 2 : la mission (mission : tuer Jake Sully) On a même des références empruntées à Sauver Willy (avec Lo’ak, fils rebelle qui se fait ami avec un Tulkun, magnifique mammifère marin) et au cultissime Star Wars (« Tu n’es pas mon fils » à défaut de « Je suis ton père »).

Je pensais voir un film autour de l’écologie et d’une pensée plus évoluée. Tout est axé sur la stupidité humaine, le mercantilisme, la haine, et la vengeance. Ce qui nuit fortement à la beauté des images.

Il s’agit ni plus ni moins d’un film de guerre sans fin, puisqu’in fine le méchant ne meurt toujours pas. On allume la télé, on regarde les infos, et on a l’histoire, en moins joli évidemment.

Pourtant il y a du potentiel avec le personnage de Kiri, la fille totalement improbable de Grace (Sigourney Weaver), aux pouvoirs magnifiques. On aurait pu y voir, en épisode 2, Kiri (allusion au carré fromager pour sa douceur et sa blancheur ?) découvrir et développer ses pouvoirs et chercher ses origines terrestres ; en épisode 3, Kiri aller sur Terre apprendre aux crétins que nous sommes à vivre en harmonie avec notre planète. Pas d’inquiétude, Kiri sera sûrement le sujet des numéros 3, 4 et/ou 5 puisque la suite est déjà prévue. Mais que vont-ils réaliser : Quaritch, le grand méchant qui va se repentir, ou inversement devenir encore plus méchant ? Spider qui tombera du côté obscur, amoureux de Kiri, la réincarnation d’Eywa, la pureté même, et une lutte sans fin entre le bien et le mal ? Tin tin tin – tin – tintin – tin – tintin ?

Si c’était juste un épisode pour montrer à quel point Jake Sully aime sa famille, les 10 premières minutes suffisaient. Il faut croire, qu’aujourd’hui encore, la haine et la vengeance sont bien plus vendeurs que l’écologie, l’amour et l’harmonie. Un grand dommage.

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Janvier

Avant : une journée bien galère au boulot, des dossiers de direction interminables, la brigade des mineurs… une journée où rien ne va. Fatigue insupportable, mais qu on supporte quand même sans trop savoir comment…

Et puis se poser dans son bureau, et rêver, penser aux vacances qui arrivent. Rêver aux montagnes qui attendent, au calme du lac en hiver, au chalet qui n attend que notre retour.

Compter les jours…

Compter les jours…

Un sourire qui se dessine.

Compte à rebours.

Tenir et sourire.

Mais aujourd hui après une journée bien galère au boulot, à faire 3h de gestion de crises d autisme parmi 24 élèves qui n’attendent que le mieux de notre forme, à rédiger une situation préoccupante pour maltraitance …

PLus de montagnes, plus de lac, plus de chalet…

RIEN

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Une nouvelle année

Une nouvelle année pour faire ce qu’on aime, ce dont on a envie, ce dont on a besoin.

Sans forcément faire ce que l’on attend de nous, sans se mettre de pression, sans chercher à atteindre des sommets infranchissables.

Sortir des injonctions sociales, professionnelles, familiales qui ne nous correspondent pas.

Respecter son corps. Savoir ralentir. Revenir à ses essentiels.

Trier ce qui est important de ce qui ne l’est pas : où sont mes priorités ? Est-ce utile pour moi ? En ai-je besoin ? En ai-je envie ?

Se garder du temps pour ne pas se perdre. Rester éveillé à soi, pour l’être ensuite aux autres.

Vivre sa vie, tout simplement.

Une nouvelle année, pour soi, pour une fois.

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Etre là

La gare. Un lieu rempli d’émotions si profondes.

TGV 8615 Paris Brest.

Un wagon rempli d’enfants, prêts au départ, service Junior et compagnie.

Un flot de parents qui attend derrière les vitres du train. Aucun parent ne dépose son enfant et quitte le quai avant le départ. Trente minutes. Tous restent.

L’amour est alors palpable, dans les mains, les regards, les dessins sur les vitres.

L’amour n’a pas de mots, n’a pas de temps.

Etre là, juste là, pour dire tout l’amour qu’on porte.

L’amour, c’est ça, être là.