étagère spirituelle

Le grand voyage

Il est là, dans un coin de la chambre, avec son costume trois pièces, et son chapeau .

Tu te souviens, de son gilet, de sa montre à gousset dans sa poche ?

Il est là, cane à la main, et il attend.

Il attend ton dernier souffle pour t’emmener vers ce si grand voyage. Il est là tout près de toi, n’aies pas peur, tu n’es pas seule.

Regarde. Il sourit et veille sur toi, comme nous le faisons aussi dans cette chambre d’hôpital auprès de toi. Il sera là quand tu seras prête, il n’attend que toi.

J’aurais aimé que tu me racontes encore cette ferme en Normandie, ces chaussures de mariage que tu as fabriquées, ta robe que j’ai vuer en photo. Et lui déjà en costume trois pièces avec un chapeau.

Vous en avez traversé des époques : de la lessive à la main à l’ordinateur portable, du premier frigidaire au micro-ondes, du premier fer à repasser au sèche-linge, du phonographe au smartphone.

Votre maison était si grande pour réunir toute la famille, au 1er janvier, à Pâques, aux anniversaires. Chacun avait sa place, son rôle à jouer, régie d’une main assurée.

Vos trois filles, vos petits enfants qui n’ont manqué de rien grâce à vous. Et tous ces petits arrières qui grandissent si vite et qui profitent encore de l’héritage que vous leur avez laissé.

Il a déjà fait la traversée, et revient vers toi pour venir te chercher.

Mais ce n’est pas encore l’heure. Tu te réveilles lentement. Il s’efface doucement pour laisser place à la vie. Il reviendra.

Il est revenu te chercher définitivement 10 jours après. Sans faire de bruit. Dans la nuit.

Mamie, je te souhaite un merveilleux voyage.

étagère spirituelle

Suis-moi

Vas où tes pas te mènent.
Ils te mènent à Moi.
Qu'importe le chemin.
Vas.
Ne te retourne pas.
Sèche tes larmes,
fardeau d'un passé qui n'est plus.
Vas.
Avance.
Qu'importe ton rythme.
Arrête-toi quand vient la fatigue. 
Repose-toi si tu en as besoin.
J'ai juste besoin que tu avances,
et viennes à Moi.
Ecris pour Moi.
Travaille pour Moi.
Aime pour Moi.
Ne te laisse pas détourner de ton chemin.
Si cela doit se produire,
ressaisis-toi,
et reviens sur le chemin.
Seul le chemin qui mène à Moi doit compter pour toi.
N'écoute pas les faux-parleurs.
Et comme tu te demandes
comment savoir si tu es sur le bon chemin,
ton cœur le sait,
au fond de toi, tu le sais,
ce qui te mets en joie,
en joie profonde
celle des entrailles et non du mental,
là est le chemin.
Là où l'amour est,
là est le chemin.
Là où tu te sens chez toi,
là est le chemin.
Prends la route,
et viens sur le chemin.
Je me charge de t'ouvrir les portes.
Vas. 
Il est temps.
Mets tes chaussures ,
et suis Moi.

sur le sofa

Quand ça bugge

Soyons attentifs à nos petits bugs qui nous font sourire, mais qui ne sont pas si anodins que ça. Ils nous témoignent d’un stress, d’une surcharge cognitive, d’une pression qu’il faut relâcher. En voici quelques uns vécus ce mois-ci :

  • un soir de semaine, mon mari rentre me disant qu’on a oublié la réunion orientation 3è-2nde au collège. Je pars dans une réaction de panique disproportionnée, pour m’apercevoir ensuite que la réunion a lieu la semaine suivante …
  • un matin, je me suis préparée deux bols de café pour le petit-déjeuner …
  • cette nuit, je me suis réveillée en sursaut à 4h du matin, persuadée qu’on avait oublié de mettre le réveil. Et effectivement, rien d’affiché. Je le programme, tout heureuse de réparer cet oubli, et me rendors apaisée. Le réveil sonne bien à 6H. Et c’est à cet instant que je me rends compte qu’on est … dimanche …

Ces réactions, ces bugs en disent long sur notre santé mentale. Apprenons à décrocher.

sur le sofa

La vague

ça y est. J’y suis. En haut de la vague.

Face à moi, d’énormes rouleaux, et des creux encore plus profonds.

Une tempête sans précédent, qu’il va falloir affronter.

Il serait pourtant si facile de rester sur le sable , même s’il n’est plus si doux, si chaud qu’autrefois.

Il reste ce rivage sûr.

Le vent s’est levé.

La force de l’eau m’impressionne par sa puissance.

Et pourtant il va falloir plonger.

Aller au fond et remonter.

Réapprendre à nager, seule, face à ce grand tout.

Si je plonge, c’est que je sais que je peux y arriver.

Au loin, sûrement d’autres rivages, d’autres îles, un nouveau monde.

Ma décision est prise depuis longtemps

Il est temps.

Je prends ma respiration,

et je plonge …

tapis du bonheur

Arrêt sur image

J’aime les regarder courir sur la plage en ce soir d’été. A jouer à des jeux qui n’existent que pour eux. Rien d’autre ne compte alors à leurs yeux que cet instant d’insouciance, ces moments magiques qu’on attrape et qu’on met au fond de son cœur pour les soirées d’hiver.

Mes garçons, 15, 14 et 11 ans. Ont-ils conscience que la fin de l’enfance est là ? Devant eux ? Pas ce soir. Pas maintenant. Un jour. Mais un jour n’existe pas encore. Seul maintenant est.

S’arrêter sur ce soir d’été. Mettre la machine sur pause.

Ils auront toujours 11, 14 et 15 ans. On ne sera jamais vieux.

S’arrêter sur ce moment où tout le monde va bien, est heureux. Sans contrainte. Libres dans sa tête.

Vouloir que ce moment s’éternise.

Le respirer.

Et demander qu’il en soit toujours ainsi, pour chacun d’entre nous : bonheur, santé, abondance, sérénité, amour, joie.

sur le sofa

Je me souhaite

La fin des vacances se fait déjà sentir. Pour cette nouvelle année, je me souhaite du calme, beaucoup de douceur, des rires, de l’amour à donner et à recevoir, du temps pour regarder tomber la pluie, pour créer, pour cuisiner, à partager avec mes amis, en famille, avec mon mari et mes enfants, pour les regarder pousser, du temps pour sortir en nature, pour des ateliers d’art-thérapie, pour prendre soin de mon corps.

Et vous, que vous souhaitez-vous ?