
Être juste là, au bon moment.

Être juste là, au bon moment.
Faire les bagages pour soi et sa famille de 5 n est pas une mince affaire quand on part en vacances.
Voyons, qu’ai-je bien pu oublier ? Chaussures de rando ? Ok. Affaires de plage ? OK. Draps pour les gîtes ? OK. Trousse à pharmacie ? OK. Sac à main avec sa carte bleue (déjà oubliée l’an passé, pas envie de recommencer !) ? OK. Déguisement pour l’anniversaire de Sophie ? OK. De quoi écrire et dessiner ? OK. Mon bouquin ? OK.
Je retourne mon cerveau à la recherche de ce qui pourrait me manquer cet été…
Mais n’aurais-je pas oublié tout simplement l’essentiel ? Légèreté, simplicité, détente et joie de vivre ?
Fermer les yeux.
Ressentir la paix de l'eau du lac, du sommet de la montagne.
Ressentir les rires de l'enfant sautant dans les vagues.
Ressentir la force de ses papilles dégustant ces mets délicieux.
Ressentir la colère de l'impuissance.
Ressentir le chemin de ses mille idées guidées par sa créativité.
Ressentir la peur de ses souvenirs d'enfance.
Ressentir la libération de son corps sur un morceau de musique.
Ressentir l'émerveillement face à ce paysage.
Ressentir tous les parfums de la rosée du matin en forêt.
Ressentir ce désir, cette envie de ta main sur ma peau.
Ressentir cette douleur tout au fond, cette tristesse qui parait éternelle, mais qui finira pas partir.
Ressentir cette connexion infinie en se reliant à l'univers.
Et ces rires, ces peurs, ces colères, ces larmes, cette sérénité oscillant à chaque instant de notre vie.
Ressentir.
Ouvrir les yeux.
Vivre.
A écouter sans modération
https://www.youtube.com/watch?v=GGL2Ry9p0BU












Se retrouver là, 10, 20, 30 ans après. Ils n’ont pas changé. Juste quelques rides. Mais au fond, les mêmes.
30 ans ! ça fait déjà 30 ans. Qu’est-ce que j’ai fait de ces années ? Les 20 dernières sont passées tellement vite. Enfuies.
A quoi ça sert de faire tout ça ? De courir partout ? De vouloir changer le monde en permanence ? De lutter contre soi ? D’essayer de se convaincre que, si, notre place est bien là ? Qu’il faut avancer, évoluer. Et toujours et encore !
Mais au fond, notre place est-elle vraiment là ?Est-on si indispensable que ça ? Où se trouve la limite entre fierté – égo – sacrifice de soi ?
Depuis combien de temps n’ai-je pas écrit, juste pour le plaisir ? Depuis combien de temps je laisse ma maison s’entasser ? Depuis combien de temps fais-je passer mes convictions professionnelles, mes idéaux de monde meilleur avant ceux que j’aime et avant ce que j’aime faire ? Et depuis combien de temps en ai-je conscience, m’en libère le temps d’un été et replonge dedans plus profondément ? Au nom de quoi ? Est-ce si bienveillant de vouloir changer le monde au point de m’oublier moi et ceux qui m’aiment ? Est-ce si utile d’avoir un regard qui porte loin, si loin, que je ne vois plus mes pieds ? Les espoirs et visions d’un monde meilleur sont magnifiques, mais ne devrais-je pas commencer par mon monde meilleur ?
Il me reste quoi ? 10 ? 20 ? 30 ans ? Ai-je envie de continuer comme ça ?
La vie est simplicité : si c’est compliqué, ce n’est pas le chemin.
La vie est beauté : si elle s’enlaidit, change de chemin.
La vie est amour : là où est l’amour, là se trouve ce(ux) que tu aimes, là est le chemin.
(Merci ma Sof pour la chaleureuse soirée d’hier)
Quand tu commences la journée au pied de cet arbre, c est déjà une belle journée.

Mon amour,
Pour ton anniversaire je t’offre un cadeau d’une grande simplicité et en même temps chargé de trésors, invisibles à celui qui ne sait pas voir, mais bien présents.
Tu y trouveras :
la santé, l’émerveillement, la beauté, le respect de la nature, la liberté, la tranquillité, l’épanouissement, la décompression, la magie de l’instant et la joie des papilles.









Un resto-rando à Cancale


Je porte une longue robe et je me balade dans un immense château médiéval. Une tour majestueuse, des escaliers en tout sens, une gigantesque hauteur sous plafond à chaque étage, des murailles imprenables. Et pourtant mon cher château est sur le point de se faire envahir. Les barbares sont à son pied et nous savons bien que nous ne pourrons résister. Que d’un moment à l’autre ils vont envahir notre forteresse.
Nous avons le mot d’ordre de nous cacher. J’irai bien dans ma tour, elle est si haute qu’elle semble être le meilleur endroit, mais une fois dedans impossible de s’échapper, et la solitude engendre la peur. Je suis donc les consignes, je descends en courant deux étages. Dans une pièce en enfilade, très sombre, on m’indique un lit dans lequel me cacher avec une autre jeune fille.
On s’y réfugie. On se cache face à face sous l’épais édredon. On entend déjà les barbares au rez-de-chaussée, monter petit à petit les escaliers. Il y en a un qui entre dans notre chambre. On arrête de respirer. Peut-être poursuivra-t-il son chemin. Mais il vient vers le lit. Il vient de mon côté. Il s’approche. Il grogne. Un orque ou un gobelin. Je n’aurai aucune chance. Il me renifle, il m’a trouvée. Je remets mon âme à Dieu, si c’est la fin, qu’Il m’accueille au plus vite.
Je sens les griffes dans mon cou, des dents sur ma nuque. Mais je ne vais pas me laisser manger comme ça. Je me retourne. J’envoie des coups de poings et des coups de pieds en cascade.
Mais la peau est plus douce que celle d’un orque. Il a une voix que je connais. Je réalise alors en l’espace d’une seconde que je suis en train de frapper mon mari qui dormait à côté de moi. Et qu’on est en 2024. J’éclate de rire, je m’excuse, soulagée. Quel bonheur d’être en 2024.