« Maman, j’ai besoin de voir les arbres et la nature. » (Thomas, 11 ans)
Message
Là où est l’amour est le chemin,
Est ton chemin.
Et le reste alors viendra,
Tout viendra.
Mes bulles de bonheur
Trois garçons incroyables
Un mari aimant et aidant
Une créativité inépuisable
Un toit pour dormir
Un jardin avec des fleurs
Un frigo toujours rempli
Des commerces à proximité
La lumière dans toutes les pièces
L’eau au robinet
Un écran pour m’évader
Une connexion pour partager
Des amis à qui parler
Une famille rapprochée
Un travail intéressant
La musique pour danser
Un corps en bonne santé
Une tête pour raisonner
Un esprit pour ressentir
La forêt au bout de la rue
L’amour à tous les étages
Un cahier pour écrire
Pour tout ça, je dis merci !
Et vous quelles sont vos bulles de bonheur ?

Invitée
Elle est arrivée avant hier, en fin d’après-midi, avec ses bagages gris et sa fraîcheur. Nous nous préparions à la recevoir. Nous étions sur la terrasse, nous la rangions en conséquence. A peine a-t-elle franchi la grille du jardin, nous avons su qu’elle s’installerait chez nous un bon moment.
Quand elle vient ainsi, aussi douce et lourde, elle me rappelle mes souvenirs d’Afrique. Là-bas, c’est toujours une joie de la voir arriver. Les enfants crient et courent pour l’accueillir. Ici, nous avons tendance à nous cacher, à nous protéger, mais il est vrai que sa froideur nous agace souvent.
Elle est arrivée avant hier, elle est encore là aujourd’hui. J’aime son odeur, ses bienfaits, tout ce qu’elle va laisser derrière elle. J’aime son murmure, je pourrais l’écouter pendant des heures. Bien sûr, nous irons moins au jardin, nous resterons douillettement à l’intérieur pour la regarder. La pluie.
L’école à la maison
Lettre ouverte de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) contre les injonctions scolaires en période de confinement
Le 23 avril 2020
Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse,
Depuis 2005, L’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) s’est donné pour mission de favoriser le plus largement possible l’information de l’opinion publique et des responsables politiques sur la pratique des diverses formes de violence utilisées quotidiennement dans les familles, les écoles, les institutions et dans toute la société pour éduquer les enfants.
Voilà plus d’un mois que des mesures drastiques de confinement sont prises pour éviter la propagation du virus Covid-19. Cette situation est stressante à tout âge ; elle réduit notre liberté d’action, oblige beaucoup d’entre nous à adopter un nouveau mode de vie, de travail, de relation. Derniers maillons de la chaîne de transmission des tensions, de nombreux enfants sont inévitablement atteints par le stress et l’inquiétude des adultes.
Malgré cette situation exceptionnelle, l’Éducation nationale, au nom de la continuité pédagogique, impose de poursuivre les apprentissages scolaires à domicile. Directeurs et chefs d’établissement, enseignants et enfin parents, se trouvent être tour à tour les relais de ces injonctions.
La forte charge émotionnelle et l’inévitable angoisse que peut générer la situation actuelle devrait inciter à privilégier toute mesure de nature à aider les familles à rassurer les enfants et à leur proposer des activités plus adaptées aux circonstances.
Les inégalités sociales et les difficultés matérielles de certaines familles rendent d’autant plus injustes les injonctions scolaires dans cette période. Pour l’OVEO, cet impératif de continuité pédagogique s’apparente à un diktat qui, au lieu de renforcer le lien entre parents et enfants et d’apaiser les tensions, aggrave le risque de maltraitance parentale.
En effet, cette charge de travail scolaire sera à l’origine de mesures de coercition de la part de parents soucieux de répondre aux attentes excessives de l’institution. La continuité pédagogique, si elle signifie suivre un programme établi et subir des contrôles plutôt que simplement maintenir un lien social avec des adultes et/ou d’autres enfants ou adolescents, est donc de nature à fragiliser le soutien moral et affectif dont les enfants ont besoin prioritairement dans ce contexte particulièrement anxiogène.
Nous dénonçons cette pression dont l’Éducation nationale se rend responsable : dans les circonstances actuelles, il est impossible pour de nombreuses familles de respecter ces exigences sans exercer une forme ou une autre de violence, visible ou non, directe ou indirecte, physique ou psychologique, interdite par la loi n° 2019-721 du 10 juillet 2019 relative aux violences éducatives ordinaires.
Par conséquent, nous vous demandons de lever toutes les injonctions scolaires, considérant que celles-ci portent atteinte à l’intérêt supérieur et à l’intégrité de l’enfant. L’instruction, est-il besoin de vous le rappeler, est un droit fondamental et non une obligation qui contreviendrait au respect des autres droits des enfants, notamment le droit à une éducation exempte de violence, qu’elle soit scolaire ou non.
Il vous appartient d’offrir aux enfants des moyens de s’instruire, de permettre aux jeunes de préparer leurs examens de la manière qui leur convient, et de proposer de l’aide aux familles, sans assortir cela de contrainte, délais et pressions.
Nous soutenons et soutiendrons les parents et les jeunes qui auront refusé ces injonctions au profit d’un quotidien plus adapté à leurs familles. Pour beaucoup, la disparition des contraintes liées à la scolarisation leur permet d’expérimenter un mode de vie plus paisible.
Nous encourageons les parents à être à l’écoute des besoins de leurs enfants et à exercer leur liberté individuelle pour faire des choix qui respectent ces besoins, la personnalité de leurs enfants et les intérêts qu’ils manifestent.
Les enfants ont besoin, avant toute autre considération, de pouvoir compter sur des adultes soutenants, de trouver du réconfort pour traverser cette période singulière le plus sereinement possible. Les devoirs et autres apprentissages scolaires ne sont pas essentiels, contrairement au bien-être et à la santé de nos enfants.
L’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) www.oveo.org
Histoire de pieds
« Maman, mes pieds, ils ne me servent à rien ! » (Clément, 11 ans)
Un jour, à table
« Romain, assieds-toi correctement !
– Non , j’ai pas envie ! » (Romain, 8 ans)
Les oeufs de Pâques
Version zombie, avec la cervelle à côté, d après l imagination des enfants…
Bonheur partagé




L’invitation dans le jardin
Il est des fleurs de printemps que l’on voit chaque année.
Il est des fleurs qu’on redécouvre dans son jardin.
Il est des des enfilades de cerisiers à proximité.
Et la coronille si odorante que je ne pouvais jamais sentir.
Impossible de regarder ailleurs qu’autour de soi.
Le paradis vivant de nos jardins.
« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »













