tapis du bonheur

Les grandes vacances

Se réveiller sans réveil 
écrire
 aller courir 
prendre un verre avec un copine
aller voir sa grand-mère
faire du shopping
emmener les enfants au cinéma
aller à pieds au marché
ranger sa maison
étendre la lessive dehors
jardiner
faire un barbecue
cuisiner les légumes d'été
téléphoner à un ami
patauger dans la piscine
dessiner

toutes ses petites choses que le rythme trépidant du quotidien nous enlève
mais surtout

rêver les mots "Grandes vacances" comme un enfant
faire le vide de stress et de fatigue
oublier le trop plein de l'année
rêver à ce que sera l'été

et faire sa valiser et partir



tapis du bonheur

Toi + moi

(A lire, en écoutant la chanson de Grégoire Toi + moi)

Décrocher un tableau – mettre les chaussures en carton – ranger une pile de bouquins – cette même vue par la fenêtre, avec la forêt au fond – enlever du mur les dessins d’enfants.

Déménager, ne serait-ce que de chambre, tout en restant dans la même maison. S’accorder un instant de pause. Laisser remonter.

Ces fêtes des mères au lit, les chuchotis dans l’escalier, et le plateau plein de cœurs et de poésies – ces mêmes réveils matins à tes côtés – nos photos sur le mur – ces rideaux choisis ensemble et jamais raccourcis – ces larmes sur l’oreiller – ces chaussures jamais portées qui font mal aux pieds – ces histoires du soir à 4 allongés sur le lit – ces envies de tout plaquer auxquelles on a résistées – ces cravates inutiles au fond du placard – les costumes trop petits – la peinture refaite deux fois – l’escalade sur les étagères – ces temps d’amour partagés – ces câlins à 5 dans le grand lit – vos batailles – ma robe de mariée – ces temps de déprime à rester au lit, se relever et repartir – ces levers de soleil par la fenêtre – la pêche aux doudous – les cadeaux sous l’oreiller – ce coup de téléphone trop dur à l’aube d’un matin de janvier car il est parti – ces moustiques que tu as combattus tel un gladiateur – le gros Nunune qui prend tout la place – les regarder par la fenêtre partir seuls au collège – t’attendre en faisant semblant de dormir quand tu rentres tard le soir – ces bonjours aux voisins – ce pull de grossesse que je n’arrive pas à jeter – mes tenues et mes claquettes africaines toujours là, témoignage d’un temps inoubliable – et cette poussière accumulée en haut des placards.

Ces 10 ans d’amour – ces 10 ans – être toujours là, avec toi, avec eux qui grandissent si vite et qui se tournent déjà vers l’après.

Changer de chambre, uniquement. Monter d’un étage. Mais prendre le temps de regarder nos 10 ans.

Je ne regrette pas un seul jour.

Alors Merci pour tous ces moments.

Et pour les 10 prochaines années, je redemande la même chose. Avec toi, avec eux. Avec autant d’amour.

tapis du bonheur

La maison trop petite

La petite bonne femme n’en pouvait plus de sa maison. Elle savait déjà en l’achetant, que ses enfants grandissants, elle deviendrait trop petite. Plus ils grandissaient, plus la maison rétrécissait. Le plafond s’écroulait, le toit s’affaissait, les murs se rapprochaient. Un jour, n’en pouvant plus, elle décida de déménager.

Elle se mit alors à la recherche d’un logis plu grand et confortable. Elle visita des maisons « trop » : trop petit, trop cher, trop loin, trop bruyant, trop sombre, trop délabré … Elle se mit à rêver de partir « au loin », mais rien ! pas de travail non plus pour sa famille « au loin ».

Il ne restait qu’une solution : faire des travaux. Lâcher ce rêve de grande maison, de partir « au loin ». Rester là et faire avec ce qu’on a. Elle qui avait tant galéré pour chercher à déménager au près ou au loin, n’eut aucun mal à trouver des entreprises et faire ses devis. Un contrat signé et quelques mois plus tard, les travaux étaient achevés. Elle profita de ce temps pour ranger, vider, aérer, redécorer la maison du sol au plafond.

Ce matin, la petite bonne femme se réveille dans sa nouvelle chambre, la tête sous les étoiles, avec un sentiment d’espace infini. Les murs n’ont pas bougé, mais le toit a été réparé sans être réhaussé, les combles proprement aménagés et le superflus dégagé. Ne plus se laisser envahir, respecter ces espaces. Ranger, vider, garder le nécessaire, repenser un projet, réfléchir autrement lui ont permis économie de budget et gain de place. La voilà dans sa petite maison, qui ne paye pas de mine extérieurement, mais qui a ce petit quelque chose en plus.

Parfois, il suffit de peu : ne pas insister sur ce qui ne marche pas, lâcher des rêves qui ne viennent pas, accepter que ça ne marche pas, et puis changer son regard, penser autrement, réfléchir à d’ autres projets, tout simplement.

tapis du bonheur

Solstice d’hiver

21 décembre. Nous sommes le jour le plus court de l’année.

8h15, le soleil n’est toujours pas levé. L’aube encore. Lueurs du jour, nuages rosés, quartier de lune.

Et si nous profitions de cette journée pour ne faire que des choses que nous aimons : rentrer plus tôt, aller au cinéma, écrire, peindre, bricoler, dessiner, tricoter au coin du feu, lire un bon livre sous un plaid, un chocolat chaud, prendre un café avec un ami, se balader, prendre un bain, un RDV massage, se faire livrer … La liste est longue et propre à chacun.

Aujourd’hui est le solstice d’hiver. Les jours rallongeront dès demain et la vie pourra reprendre son cours. Il n’y a qu’un jour comme celui-ci dans l’année. Profitons-en. Célébrons ce jour, prenons rendez-vous avec nous même, et passons une journée hors du temps, dans notre temps.

coin des mamans·tapis du bonheur

Crep’art

Comment faire de l’art avec avec une crêpes party :

  • réaliser sa pâte à crêpes
  • poser tous les ingrédients sur la table : jambon, bacon, bresaola, tomates cerises, champignons, fromage à raclette, fromage à tartiner, œuf de caille, épices …
  • mettre une louche de pâte sur les emplacements de la crêpière
  • à chacun de composer son œuvre d’art.
sur le sofa·tapis du bonheur

Evolution

Nous sommes en constante évolution. Rien n’est figé, ni notre corps, ni notre cœur, ni notre cerveau. Tout est évolution.

On ne naît pas pessimiste, aigri, colérique, impulsif, dépressif, triste. On le devient à travers nos épreuves, nos croyances, nos peurs, nos limites. On n’est pas une émotion, on se laisse traverser. On n’est pas une façon de penser, on se laisse évoluer.

Nous pouvons apprendre à voir la vie autrement.

Apprendre à se poser.

Apprendre à lâcher prise.

Apprendre à accepter les obstacles.

Apprendre à accepter le regard d’autrui.

Apprendre à parler correctement.

Apprendre à méditer.

Apprendre l’optimisme.

Apprendre à s’adapter.

Apprendre à se laisser guider.

Apprendre à être bienveillant.

Tout peut s’apprendre, à condition d’en avoir la volonté.

Bien sûr, tout cela se travaille, comme un entraînement sportif. On ne se réveille pas un matin en se disant : »Tiens aujourd’hui, je serai la bienveillance même » et réussir à passer sa journée sans crise de colère ou d’impulsivité. Il y aura des chutes et des rechutes, des mauvais mots, des colères, qu’il faudra accepter pour évoluer. On n’arrive pas à méditer 15 minutes une première fois sans tergiverser dans sa tête, tout comme on n’arrive à courir la première fois 1H sans s’arrêter. Mais tout comme le tennis man va travailler son coup droit, on peut travailler ses mots, son regard.

Ne restons pas figé. Nous sommes en constante évolution. Tout est évolution, nous avec. Laissons-nous, permettons-nous d’évoluer.

Dans la forêt·par la fenêtre·tapis du bonheur

Hiver

Pluie – Froid – Nuages bas – Brumes

Forêt silencieuse – Feuilles mortes et gadoue – Pieds qui pataugent

Grisaille – Pénombre – Torrent enragé – Grotte ténébreuse – Mains gelées

Laisser aller ses pensées au fil de l’eau, au fil du vent, au fil du silence.

Se perdre dans le paysage. S’abandonner à la nature. Déposer. Laisser aller. Silence total. Et respirer.

Et puis le froid qui nous rappelle. La nuit qui tombe. Un écho dans le lointain.

Revenir au chalet – Rallumer le feu – Mettre des vêtements secs et douillets – Un bon roman

Et la magie des panettone, pancakes à la cannelle et chocolat chaud.