étagère spirituelle

Petit cadeau de nouvel an

Je vous souhaite une très belle année 2024. Et pour fêter ce nouvel an, je vous offre le cadeau que m’a fait ma grand-mère le jour de sa mort.

Dans ses derniers jours, elle me disait chaque fois que je la voyais : « Profite, ça passe si vite ! »

Ce jour là, je me suis posée à mon bureau, et je me suis demandée de quoi je profitais vraiment : de mon mari, de mes enfants, de ma maison, de ma créativité, de ce que j’aime faire, de mes amis, de la forêt ? Non, rien de tout ça, je passe mon temps à travailler. Cela fait 20 ans que je travaille et que suis des formations pour toujours aller plus haut, plus loin, vers où?

Profite ! Oui, mais profiter, Mamie, moi je ne sais pas trop ce que cela signifie. L’a-t-elle su elle-même, elle qui était femme de devoir ? Pourquoi me dire ça à moi ? Me voit-elle prendre le même chemin qu’elle ?

Ce jour là, à mon bureau, ses mots se baladaient dans ma tête. « Profiter ». J’ai donc quitté mon boulot à midi. Je suis rentrée chez moi, je me suis assise sur le parquet, avec pleins de bouts de papier. J’ai écrit sur chacun ce que j’aimais, et ce que je ne voulais plus. J’ai fait ce jour là, une expérience étonnante que je vous propose de faire.

Etape 1 : asseyez vous au calme, avec des feuilles de brouillons (de deux couleurs différentes si possible), des ciseaux, un stylo. Découpez pleins de petits bouts de papier. Prenez un papier et écrivez un mot dessus : soit quelque chose que vous aimez (se promener, chocolat chaud, dessiner, enfants…) sur un papier de couleur, soit quelque chose que vous n’aimez pas (l’enfermement, la jalousie, la mauvaise foi …) sur les papiers de l’autre couleur. Recommencez jusqu’à épuisement de vos idées. Il n’y a aucune limite.

Etape 2 : prenez chacun de vos mots, et regroupez ce qui peut aller ensemble.

Etape 3 : mettez un nom sur chaque catégorie trouvée ( nature, créativité, corps …). Si vous bloquez, sortez vous balader en nature.

Etape 4 : donnez un titre à votre tableau des catégories agréables (ce que vous aimez). Vous allez trouver une valeur qui vous caractérise au fond de vous.

Etape 5 : faites de même avec les mots de ce que vous n’aimez pas. C’est ce qui vous repousse au fond de vous.

Etape 6 : vivez l’expérience. Faites une photo, collez ces bouts de papier sur un joli fond, ou rangez les dans une jolie boite. Et chaque jour de cette nouvelle année, piochez, ou choisissez un papier de ce que vous aimez, et vivez pour vous un moment agréable.

En ce jour de nouvel an, prenez le temps rien que pour vous.

Je vous souhaite plein de bonheurs et de profiter de chaque instant.

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Le grand voyage

Il est là, dans un coin de la chambre, avec son costume trois pièces, et son chapeau .

Tu te souviens, de son gilet, de sa montre à gousset dans sa poche ?

Il est là, cane à la main, et il attend.

Il attend ton dernier souffle pour t’emmener vers ce si grand voyage. Il est là tout près de toi, n’aies pas peur, tu n’es pas seule.

Regarde. Il sourit et veille sur toi, comme nous le faisons aussi dans cette chambre d’hôpital auprès de toi. Il sera là quand tu seras prête, il n’attend que toi.

J’aurais aimé que tu me racontes encore cette ferme en Normandie, ces chaussures de mariage que tu as fabriquées, ta robe que j’ai vuer en photo. Et lui déjà en costume trois pièces avec un chapeau.

Vous en avez traversé des époques : de la lessive à la main à l’ordinateur portable, du premier frigidaire au micro-ondes, du premier fer à repasser au sèche-linge, du phonographe au smartphone.

Votre maison était si grande pour réunir toute la famille, au 1er janvier, à Pâques, aux anniversaires. Chacun avait sa place, son rôle à jouer, régie d’une main assurée.

Vos trois filles, vos petits enfants qui n’ont manqué de rien grâce à vous. Et tous ces petits arrières qui grandissent si vite et qui profitent encore de l’héritage que vous leur avez laissé.

Il a déjà fait la traversée, et revient vers toi pour venir te chercher.

Mais ce n’est pas encore l’heure. Tu te réveilles lentement. Il s’efface doucement pour laisser place à la vie. Il reviendra.

Il est revenu te chercher définitivement 10 jours après. Sans faire de bruit. Dans la nuit.

Mamie, je te souhaite un merveilleux voyage.

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Suis-moi

Vas où tes pas te mènent.
Ils te mènent à Moi.
Qu'importe le chemin.
Vas.
Ne te retourne pas.
Sèche tes larmes,
fardeau d'un passé qui n'est plus.
Vas.
Avance.
Qu'importe ton rythme.
Arrête-toi quand vient la fatigue. 
Repose-toi si tu en as besoin.
J'ai juste besoin que tu avances,
et viennes à Moi.
Ecris pour Moi.
Travaille pour Moi.
Aime pour Moi.
Ne te laisse pas détourner de ton chemin.
Si cela doit se produire,
ressaisis-toi,
et reviens sur le chemin.
Seul le chemin qui mène à Moi doit compter pour toi.
N'écoute pas les faux-parleurs.
Et comme tu te demandes
comment savoir si tu es sur le bon chemin,
ton cœur le sait,
au fond de toi, tu le sais,
ce qui te mets en joie,
en joie profonde
celle des entrailles et non du mental,
là est le chemin.
Là où l'amour est,
là est le chemin.
Là où tu te sens chez toi,
là est le chemin.
Prends la route,
et viens sur le chemin.
Je me charge de t'ouvrir les portes.
Vas. 
Il est temps.
Mets tes chaussures ,
et suis Moi.

sur le sofa

Quand ça bugge

Soyons attentifs à nos petits bugs qui nous font sourire, mais qui ne sont pas si anodins que ça. Ils nous témoignent d’un stress, d’une surcharge cognitive, d’une pression qu’il faut relâcher. En voici quelques uns vécus ce mois-ci :

  • un soir de semaine, mon mari rentre me disant qu’on a oublié la réunion orientation 3è-2nde au collège. Je pars dans une réaction de panique disproportionnée, pour m’apercevoir ensuite que la réunion a lieu la semaine suivante …
  • un matin, je me suis préparée deux bols de café pour le petit-déjeuner …
  • cette nuit, je me suis réveillée en sursaut à 4h du matin, persuadée qu’on avait oublié de mettre le réveil. Et effectivement, rien d’affiché. Je le programme, tout heureuse de réparer cet oubli, et me rendors apaisée. Le réveil sonne bien à 6H. Et c’est à cet instant que je me rends compte qu’on est … dimanche …

Ces réactions, ces bugs en disent long sur notre santé mentale. Apprenons à décrocher.

sur le sofa

La vague

ça y est. J’y suis. En haut de la vague.

Face à moi, d’énormes rouleaux, et des creux encore plus profonds.

Une tempête sans précédent, qu’il va falloir affronter.

Il serait pourtant si facile de rester sur le sable , même s’il n’est plus si doux, si chaud qu’autrefois.

Il reste ce rivage sûr.

Le vent s’est levé.

La force de l’eau m’impressionne par sa puissance.

Et pourtant il va falloir plonger.

Aller au fond et remonter.

Réapprendre à nager, seule, face à ce grand tout.

Si je plonge, c’est que je sais que je peux y arriver.

Au loin, sûrement d’autres rivages, d’autres îles, un nouveau monde.

Ma décision est prise depuis longtemps

Il est temps.

Je prends ma respiration,

et je plonge …

tapis du bonheur

Arrêt sur image

J’aime les regarder courir sur la plage en ce soir d’été. A jouer à des jeux qui n’existent que pour eux. Rien d’autre ne compte alors à leurs yeux que cet instant d’insouciance, ces moments magiques qu’on attrape et qu’on met au fond de son cœur pour les soirées d’hiver.

Mes garçons, 15, 14 et 11 ans. Ont-ils conscience que la fin de l’enfance est là ? Devant eux ? Pas ce soir. Pas maintenant. Un jour. Mais un jour n’existe pas encore. Seul maintenant est.

S’arrêter sur ce soir d’été. Mettre la machine sur pause.

Ils auront toujours 11, 14 et 15 ans. On ne sera jamais vieux.

S’arrêter sur ce moment où tout le monde va bien, est heureux. Sans contrainte. Libres dans sa tête.

Vouloir que ce moment s’éternise.

Le respirer.

Et demander qu’il en soit toujours ainsi, pour chacun d’entre nous : bonheur, santé, abondance, sérénité, amour, joie.