sur le sofa

insomnie

Je fais partie de celle qui n’entend pas ses enfants pleurer la nuit, je fais aussi partie de celles qui lorsqu’elles sont réveillées, mettent 3h à se rendormir.  Lui, c’est l’inverse, il les entend, et se rendort en moins de 2. Il se lève donc plus souvent que moi la nuit. Et je comprends parfaitement que parfois il me secoue pour que j’y aille. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il ne m’a rien demandé pendant mes deux semaines de  congés, où j’aurais pu me rendormir ou me reposer facilement s’il le fallait, et qu’il me demande d’y aller précisément la veille de ma reprise du travail ?

Bon, au lieu de faire la tête pendant 3 jours comme d’habitude, posons lui directement la question ! En fait, il ne sentait pas très bien…

hamac aux histoires

La porte de la cage

Comme un oiseau, je suis dans une cage. Enfermée. Et je rêve de paysages, de voyages, de liberté, du soleil à son coucher, de montagnes, d’océans, de me poser sur un arbre, de voler en solitaire ou en compagnie. De voler, de voler.

Pendant des années j’ai tenté de pousser de toutes mes forces sur la porte pour l’ouvrir. J’ai cherché les clés. J’ai appelé, j’ai crié pour qu’on vienne l’ouvrir. On m’à entendue, des spécialistes se sont méme penchés sur mon cas pour m’aider à trouver la sortie, pour me faire réfléchir. Mais je suis restée seule dans ma cage et j’ai attendu. Longtemps, très longtemps. Jusqu’au jour où…

Jusqu’au jour où j’ai compris que la porte ne pouvait s’ouvrir que de l’intérieur, que c’est moi qui avais construit cette cage. Je pensais y être née, que mes parents m’y avaient déposée pour que je sois en sécurité, protégée d’un monde hostile. Mais à chaque « non », à chaque critique parentale, j’avais érigé un barreau, à chaque échec, à chaque blessure, je m’étais un peu plus enfermée. Alors, j’ai compris et j’ai tiré la porte, et la cage s’est ouverte ! Les barreaux sont tombés ! Et je me suis envolée …

 

Aujourd’hui je vole. J’ai toujours des souvenirs de ma cage, des blessures et des regrets, mais je vole. Et j’essaye d’apprendre de mes échecs pour les dépasser, j’essaye de voir plus loin pour me guider.

Et surtout, en tant que maman, j’observe doucement mes enfants pour ne pas les laisser s’enfermer dans une cage.

hamac aux histoires

Magali, la petite fille qui ne parle pas.

C’est l’histoire d’une petite fille qui s’appelle Magali.  Jusquà present, Magali est toujours toute seule dans la cour de récréation.  Elle n’a pas d’amis, personne ne veut jouer avec elle.

En fait, au début de l’année, les autres petites filles avaient essayé d’être sa copine. Mais à chaque fois, Magali les tapait, leur donnait des coups de pieds. Alors elles en ont eu assez de vouloir être son amie.

Dans la classe, Magali   ne range jamais, elle répète toujours ce que la maîtresse dit, elle fait des grimaces.

La maîtresse réunit ses élèves pour discuter.

Discussion :

  • comment est cette petite fille ?
  • sais-tu pourquoi elle est comme ça?

Suite de l’histoire :

La maitresse explique que Magali  ne comprend pas notre langue, qu’elle vient d’un autre pays.

Discussion :

  • que faire pour l’aider ?
  • idée d’échange : parler doucement, lui expliquer, montrer avec les mains, répéter des mots, …

Suite de l’histoire :

Alors, quand les autres enfants comprennent le problème de Magali,  ils se mettent à lui expliquer les choses de la classe, les règles de jeux, apprennent des jeux avec les mains, apprennent à dire bonjour dans la langue de Magali   lui répètent  des mots pour l’aider à apprendre le français.

Et bientôt,  non seulement Magali   commence à parler français,  mais en plus elle a plein d’amis qui aiment s’ccuper d’elle.