tapis du bonheur

Enfin, la mer

Je voudrais partir, jusqu'à la mer
M'allonger sur le sable, prendre un  peu l'air
Sentir les embruns, rester encore
Rester jusqu'à, ensaler le corps.
(...)

Cette chanson de Guillaume Grand entendue si souvent sur les ondes dans ma voiture en allant au travail.

Et se dira là, tout de suite, maintenant, ça y est, j’y suis.

Enfin, la mer.

tapis du bonheur

Merci

Lundi 08 juillet

Seule devant mon café, les mots me manquent. Sur la table, quelques restes du week-end : plateau de charcuterie et plateau de fromages, un bocal de petits mots doux. Ce week-end, passé tellement vite, déjà fini, si simple et si magique à la fois.

Parfois on hésite à se créer ces instants de bonheur : tiens on se ferait bien une journée à Auvers sur Oise, aller voir une expo, on pourrait se faire un petit week-end, un dîner entre amis, une soirée ciné, un coup de téléphone à un vieux pote. On hésite, on ne prend pas le temps, il y a toujours « les priorités », les « il faut que » et les « plus tard », « c’est trop cher », « pas le temps », les « je sais pas faire ».

Et parfois on se lance : « Allez, on organise un week-end pour notre passage de dizaine ? » Et laisser la magie opérer : ce cadre, ce gîte si particulier, 10 ans après, où tout le monde pourra dormir sans prendre la voiture (et heureusement), les arrivées décalées, les retrouvailles, des photos sur des portes, une salade de fruits géante, le match de foot, les petits plats de chacun, la soupe champenoise (attention, avec modération !), un petit tour dans la piscine, un mini caddie dans un supermarché, un chaudron de pâtes sauce carbo inédite, nos discussions, le soleil, l’entente de tous, des ados autonomes, la visite d’un château, les « qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ? », mon mari si paisible, des fours qui buggent, une plancha qui n’en finit pas, un cadre photo, un bocal de mots doux, une urne dans une caisse de vin, un reportage vidéo qui ramène à loin, mon mari qui danse, et danser, danser jusqu’à pas d’heure, un débat philo nocturne, aller chercher le pain à 20 km, un brin de fatigue, les « y-a plus de café », couper du blé, un brunch, deux pages de livres exceptionnelles, une photo de groupe moins un, la simplicité de tous et l’intelligence collective, des petits coups de klaxon et des mains qui s’agitent, un groupe Whats app, votre humour et tous vos sourires.

Réunissez tous vos amis dans un cadre à votre image, comme si vous rassembliez chaque pièce d’or dans un joli coffre, et vous aurez le plus beau des trésors.

Ces instants magiques que la vie vous souffle, n’hésitez pas, écoutez-les et vivez-les.

par la fenêtre·tapis du bonheur

Soleil

Dimanche.

Premier matin où le soleil est là depuis des semaines. Six semaines sans lui au réveil, c’est long. Moi qui aime tant guetter son premier rayon. Ce matin, il était là avant moi.

Ouvrir grand, très grand, les fenêtres, l’inviter partout dans chaque recoin de la maison.

Sentir sa chaleur nous caresser la peau, et toutes les odeurs qu’il amène, ces odeurs d’été, de vacances, de bien être.

Sentir cette douceur qui s’infiltre partout, dans chaque pièce, au plus profond de nous.

Et cette lumière qui nous illumine, ces couleurs qui se ravivent, ce bleu infini.

Sentir cette joie nous inonder.

A tous, je souhaite une merveilleuse journée ensoleillée d’amour, de paix, de sérénité. On en a tous tant besoin.

tapis du bonheur

La valise à bonheurs

J'emporte dans mes bagages 
l'odeur de la mer,
le bruit des vagues,
le soleil sur ma peau,
les rires des enfants,
des sourires sur les visages,
des larmes d'émotions
les chiffres 5 et 0,
un ciel sans nuage,
le manque des absents,
les voix des présents,
une soirée aux urgences,
des cadeaux merveilleux,
des papilles assouvies,
des temps de partages,
des recettes de cuisine,
des retrouvailles
le vœu de remettre ça rapidement,
ici ou ailleurs,
l'engouement des préparatifs,
le besoin de garder ces liens,
qui disent que quoiqu'il arrive, nous sommes toujours là,
les conseils des anciens,
l'insouciance des plus jeunes,
les kilomètres de chacun,
mais surtout,
ce que j'emporte dans mes bagages,
c'est le bonheur d'être tous ensemble.

par la fenêtre

Dans mon jardin

C’est bon. Maintenant mon jardin est bien fleuri.

Tu es fatiguée. Tu le ressens. Mais tu es fière aussi.

Quel chemin parcouru depuis la plantation de la première graine !

Tu as défriché, tu as semé, arrosé, cherché à créer des espaces aux milles couleurs, milles parfums.

Des jardins dans un même jardin. Certains plus anglais, plus à la française, plus japonisants, plus naturels, plus exotiques. Regarde-le ce merveilleux jardin. Regarde toutes ces fleurs, profite de chacune, respire chaque parfum, observe leurs couleurs, leur beauté,

Ne cherche pas à planter davantage pour le moment, tu n’y verrais plus rien, tu t’y perdrais. Et ton jardin fanerait parcelle après parcelle.  

Arrête-toi pour arroser, enlever les fleurs fanées, désherber les allées, tailler les massifs.

Prends le temps d’observer tout ce que tu as semé, d’entretenir, de regarder pousser chaque plantation, chaque carré, de faire fructifier chacun de tes plants, et de te recueillir sous l’ombrage des feuillages.

étagère spirituelle

Petit cadeau de nouvel an

Je vous souhaite une très belle année 2024. Et pour fêter ce nouvel an, je vous offre le cadeau que m’a fait ma grand-mère le jour de sa mort.

Dans ses derniers jours, elle me disait chaque fois que je la voyais : « Profite, ça passe si vite ! »

Ce jour là, je me suis posée à mon bureau, et je me suis demandée de quoi je profitais vraiment : de mon mari, de mes enfants, de ma maison, de ma créativité, de ce que j’aime faire, de mes amis, de la forêt ? Non, rien de tout ça, je passe mon temps à travailler. Cela fait 20 ans que je travaille et que suis des formations pour toujours aller plus haut, plus loin, vers où?

Profite ! Oui, mais profiter, Mamie, moi je ne sais pas trop ce que cela signifie. L’a-t-elle su elle-même, elle qui était femme de devoir ? Pourquoi me dire ça à moi ? Me voit-elle prendre le même chemin qu’elle ?

Ce jour là, à mon bureau, ses mots se baladaient dans ma tête. « Profiter ». J’ai donc quitté mon boulot à midi. Je suis rentrée chez moi, je me suis assise sur le parquet, avec pleins de bouts de papier. J’ai écrit sur chacun ce que j’aimais, et ce que je ne voulais plus. J’ai fait ce jour là, une expérience étonnante que je vous propose de faire.

Etape 1 : asseyez vous au calme, avec des feuilles de brouillons (de deux couleurs différentes si possible), des ciseaux, un stylo. Découpez pleins de petits bouts de papier. Prenez un papier et écrivez un mot dessus : soit quelque chose que vous aimez (se promener, chocolat chaud, dessiner, enfants…) sur un papier de couleur, soit quelque chose que vous n’aimez pas (l’enfermement, la jalousie, la mauvaise foi …) sur les papiers de l’autre couleur. Recommencez jusqu’à épuisement de vos idées. Il n’y a aucune limite.

Etape 2 : prenez chacun de vos mots, et regroupez ce qui peut aller ensemble.

Etape 3 : mettez un nom sur chaque catégorie trouvée ( nature, créativité, corps …). Si vous bloquez, sortez vous balader en nature.

Etape 4 : donnez un titre à votre tableau des catégories agréables (ce que vous aimez). Vous allez trouver une valeur qui vous caractérise au fond de vous.

Etape 5 : faites de même avec les mots de ce que vous n’aimez pas. C’est ce qui vous repousse au fond de vous.

Etape 6 : vivez l’expérience. Faites une photo, collez ces bouts de papier sur un joli fond, ou rangez les dans une jolie boite. Et chaque jour de cette nouvelle année, piochez, ou choisissez un papier de ce que vous aimez, et vivez pour vous un moment agréable.

En ce jour de nouvel an, prenez le temps rien que pour vous.

Je vous souhaite plein de bonheurs et de profiter de chaque instant.