par la fenêtre

Demain, le monde

Je suis là, dans ma cuisine, une odeur de béchamel et de poireaux se dégageant de mes casseroles. Le soleil décline à l’horizon.

Mon fils aîné révise son bac, mon deuxième travaille ses maths, le dernier est à son entrainement de hand-ball. Ils sont l’avenir, le monde de demain.

Je me rappelle leurs rires d’enfants. Je souris en pensant à ceux de mes élèves aujourd’hui.

Ailleurs, les enfants rient aussi.

Douce fin de journée de printemps. Petits bonheurs simples du quotidien.

Je regarde le soleil décliner. Je sais ce qui se trame en dehors de ma cuisine, dans le reste du monde. La folie d’un homme, et d’autres.

A nous pourtant, adultes, de protéger les rires d’enfants, de se battre coûte que coûte pour qu’ils résonnent encore, pour maintenir, pour eux, la paix.

Le soleil se cache derrière l’horizon. Coucher de soleil. Et demain, le monde ?

https://www.mesopinions.com/petition/politique/stop-paix/279081

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Jardin Albert Kahn

Il est un peut tôt, mais il est là.
Alors, allons l'accueillir comme il se doit.
Partons en forêt, sortons dans les bois,
Dans les champs, les prairies, les parcs et les squares.

Respirons ses odeurs,
Observons ses couleurs.
Offrons lui nos sourires, notre pâleur,
Laissons-nous envahir par sa douceur.

Et là. Pendant quelques minutes éternelles,
Rien. Ne rien faire.
Et dans cet instant e-sens-ciel,
Se connecter à l'Univers.
par la fenêtre

Jardin Albert Kahn

Il est un peut tôt, mais il est là.
Alors, allons l'accueillir comme il se doit.
Partons en forêt, sortons dans les bois,
Dans les champs, les prairies, les parcs et les squares.

Respirons ses odeurs,
Observons ses couleurs.
Offrons lui nos sourires, notre pâleur,
Laissons-nous envahir par sa douceur.

Et là. Pendant quelques minutes éternelles,
Rien. Ne rien faire.
Et dans cet instant e-sens-ciel,
Se connecter à l'Univers.
par la fenêtre

Chut !

Chut !
Il est l'heure de nous oublier,
pour l'écouter.

Chut !
Il est l'heure de ralentir,
et chez soi se blottir.

Chut !
Il est l'heure de se déconnecter,
pour se calfeutrer.

Chut !
Il est l'heure de faire silence,
pour se mettre en maintenance.

Chut !
Il est l'heure d'en profiter,
pour la contempler.


Chut !
Il est l'heure.
par la fenêtre

Plus d’eau

Ce matin, au réveil, plus d’eau.

Mon fils me prévient dès le saut du lit. « Comment ça plus d’eau ? » Vérification immédiate.

Plus d’eau.

Premier réflexe : Mais comment va-t-on faire sans eau ? L’eau c’est la vie ! Panique, tu te crois dans Kirikou.

Deuxième réaction : J’ai déjà habité sans eau, ni électricité pendant un an, sur les magnifiques terres togolaises.

Le cerveau retrouve tous ses automatises et commence à s’organiser :

1 – aller au puits : bon, je n’ai pas de puits en région parisienne, mais l’eau de la piscine des enfants servira pour les toilettes, la douche et la vaisselle

2 – filtrer l’eau pour s’hydrater : bon, aller acheter un pack d’eau en bouteilles fera aussi l’affaire, uniquement pour s’hydrater

3 – rationner chaque verre, chaque douche, chaque toilette

4 apprendre à mes fils à vivre ainsi, si c’est ça le monde de demain

5 – missionner mon mari pour chercher la cause : se renseigner auprès du fournisseur, de la ville, des voisins (bien sûr un dimanche matin …). Rien sur les sites et c’est la même chose chez les voisins.

Bon, entre temps l’eau est revenue en mince filet. Donc il va falloir rationner.

Ma voisine a trouvé la cause en regardant par la fenêtre : on a une nouvelle piscine municipale 😒.

Tout va vite revenir dans l’ordre pour aujourd’hui.

Mais la question reste dans ma tête : demain, faudra-t-il apprendre à nos enfants à vivre sans eau ?

par la fenêtre

Je t’offre

Mon amour,

Pour ton anniversaire je t’offre un cadeau d’une grande simplicité et en même temps chargé de trésors, invisibles à celui qui ne sait pas voir, mais bien présents.

Tu y trouveras :

la santé, l’émerveillement, la beauté, le respect de la nature, la liberté, la tranquillité, l’épanouissement, la décompression, la magie de l’instant et la joie des papilles.

Un resto-rando à Cancale

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Le premier pas

Me voilà au pied de la montagne. Je sais que je dois grimper là-haut. C’est une évidence, je veux y aller. La vue sera magnifique.

J’ai tout préparé : mon sac, ma tenue, chaussures, casquette, crème solaire, pique-nique, gourde d’eau, trousse à pharmacie poncho, et surtout mon plan. Tout est prêt. Et je suis là, au pied du massif.

C’est énorme vu d’en bas. C’est tellement haut. Comment faire ? Par où commencer ? Et si je manquais d’eau ? Et si je tombe ? Si je me perds ? Est-ce si utile, au fond, d’aller là-haut ? Cette ascension est sûrement exceptionnelle, mais en ai-je encore la force ? Le courage ? Et je sais que si je recule encore, il sera trop tard.

Au pied des hauteurs, je cherche l’accès le plus facile par lequel commencer. Mais je perds du temps. Peut-être qu’il n’y en a pas. Peut-être qu’il suffit juste de se décider et de commencer, de prendre un chemin et de se laisser guider. Je regarde la montagne. Je ferme les yeux. Mon baromètre intérieur me dit « oui ». Quand j’ouvre les yeux, je vois un petit panneau indiquant un passage.

Je pose le premier pas.