étagère spirituelle

Noël dans les starting-blocks

ça y est, c’est parti !

Faire sa to do list « Noël », faire les listes de cadeaux, réclamer les listes aux enfants, écrire la lettre au père Noël, la poster, chercher qui fera le père Noël, chercher un costume de père Noël, ouvrir le calendrier de l’avent, installer la crèche, imaginer chaque jour et mettre en place chaque jour la bêtise du lutin, lancer les invitations, choisir un sapin, décorer le sapin, décorer la maison, décorer sa devanture de maison, chercher des idées de cadeaux, faire les marchés de Noël, faire les achats, chercher une place pour se garer, faire la queue aux caisses des grands magasins, rester coincée dans les embouteillages, emballer les cadeaux, vérifier qu’on n’a oublié personne, cacher les cadeaux, aller voir la parade de Noël, faire ses menus, passer ses commandes, faire les courses victuailles, participer au Secret Santa du boulot, participer au concours du pull de Noël du boulot, aller voir les vitrines de Noël, envoyer ses vœux, chercher les horaires de la messe de minuit, aller à la messe de minuit par croyance, tradition ou superstition, préparer le réveillon du 24, préparer le déjeuner du 25, faire le plan de table, dresser la table, choisir les vins, ouvrir les bouteilles, cuisiner et recuisiner, s’habiller et se pomponner.

Et tout ça dans la joie et la bonne humeur, parce que c’est Noël !

Et pourtant …

Et pourtant, le froid et la nuit s’installent pour nous inciter à rentrer chez nous et nous blottir au chaud.

Et pourtant, on passe de l’automne à l’hiver, les saisons du ralentissement, de la faune et de la flore qui s’endorment.

Et pourtant, on fête Yule, le solstice d’hiver, le passage du jour le plus court, le 21, au jour qui commence à rallonger, le 25.

Et pourtant, on fête Noël, la naissance d’un homme né dans une mangeoire, entouré de ses parents, de bergers et d’animaux.

Et pourtant, on fête la Saint Nicolas, un homme, évêque, dévoué simplement aux plus démunis.

Et si on oubliait nos courses effrénées, si on ralentissait notre rythme, si cette fois on préparait avec modération, si on était dans la simplicité et le moment présent, et si on s’épargnait le trop, le plus, et le surplus.

Si on ne gardait que nos essentiels.

Bon, allez, ce n’est pas le tout, j’ai un sapin à décorer … 😉

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Petit cadeau de nouvel an

Je vous souhaite une très belle année 2024. Et pour fêter ce nouvel an, je vous offre le cadeau que m’a fait ma grand-mère le jour de sa mort.

Dans ses derniers jours, elle me disait chaque fois que je la voyais : « Profite, ça passe si vite ! »

Ce jour là, je me suis posée à mon bureau, et je me suis demandée de quoi je profitais vraiment : de mon mari, de mes enfants, de ma maison, de ma créativité, de ce que j’aime faire, de mes amis, de la forêt ? Non, rien de tout ça, je passe mon temps à travailler. Cela fait 20 ans que je travaille et que suis des formations pour toujours aller plus haut, plus loin, vers où?

Profite ! Oui, mais profiter, Mamie, moi je ne sais pas trop ce que cela signifie. L’a-t-elle su elle-même, elle qui était femme de devoir ? Pourquoi me dire ça à moi ? Me voit-elle prendre le même chemin qu’elle ?

Ce jour là, à mon bureau, ses mots se baladaient dans ma tête. « Profiter ». J’ai donc quitté mon boulot à midi. Je suis rentrée chez moi, je me suis assise sur le parquet, avec pleins de bouts de papier. J’ai écrit sur chacun ce que j’aimais, et ce que je ne voulais plus. J’ai fait ce jour là, une expérience étonnante que je vous propose de faire.

Etape 1 : asseyez vous au calme, avec des feuilles de brouillons (de deux couleurs différentes si possible), des ciseaux, un stylo. Découpez pleins de petits bouts de papier. Prenez un papier et écrivez un mot dessus : soit quelque chose que vous aimez (se promener, chocolat chaud, dessiner, enfants…) sur un papier de couleur, soit quelque chose que vous n’aimez pas (l’enfermement, la jalousie, la mauvaise foi …) sur les papiers de l’autre couleur. Recommencez jusqu’à épuisement de vos idées. Il n’y a aucune limite.

Etape 2 : prenez chacun de vos mots, et regroupez ce qui peut aller ensemble.

Etape 3 : mettez un nom sur chaque catégorie trouvée ( nature, créativité, corps …). Si vous bloquez, sortez vous balader en nature.

Etape 4 : donnez un titre à votre tableau des catégories agréables (ce que vous aimez). Vous allez trouver une valeur qui vous caractérise au fond de vous.

Etape 5 : faites de même avec les mots de ce que vous n’aimez pas. C’est ce qui vous repousse au fond de vous.

Etape 6 : vivez l’expérience. Faites une photo, collez ces bouts de papier sur un joli fond, ou rangez les dans une jolie boite. Et chaque jour de cette nouvelle année, piochez, ou choisissez un papier de ce que vous aimez, et vivez pour vous un moment agréable.

En ce jour de nouvel an, prenez le temps rien que pour vous.

Je vous souhaite plein de bonheurs et de profiter de chaque instant.

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Le grand voyage

Il est là, dans un coin de la chambre, avec son costume trois pièces, et son chapeau .

Tu te souviens, de son gilet, de sa montre à gousset dans sa poche ?

Il est là, cane à la main, et il attend.

Il attend ton dernier souffle pour t’emmener vers ce si grand voyage. Il est là tout près de toi, n’aies pas peur, tu n’es pas seule.

Regarde. Il sourit et veille sur toi, comme nous le faisons aussi dans cette chambre d’hôpital auprès de toi. Il sera là quand tu seras prête, il n’attend que toi.

J’aurais aimé que tu me racontes encore cette ferme en Normandie, ces chaussures de mariage que tu as fabriquées, ta robe que j’ai vuer en photo. Et lui déjà en costume trois pièces avec un chapeau.

Vous en avez traversé des époques : de la lessive à la main à l’ordinateur portable, du premier frigidaire au micro-ondes, du premier fer à repasser au sèche-linge, du phonographe au smartphone.

Votre maison était si grande pour réunir toute la famille, au 1er janvier, à Pâques, aux anniversaires. Chacun avait sa place, son rôle à jouer, régie d’une main assurée.

Vos trois filles, vos petits enfants qui n’ont manqué de rien grâce à vous. Et tous ces petits arrières qui grandissent si vite et qui profitent encore de l’héritage que vous leur avez laissé.

Il a déjà fait la traversée, et revient vers toi pour venir te chercher.

Mais ce n’est pas encore l’heure. Tu te réveilles lentement. Il s’efface doucement pour laisser place à la vie. Il reviendra.

Il est revenu te chercher définitivement 10 jours après. Sans faire de bruit. Dans la nuit.

Mamie, je te souhaite un merveilleux voyage.

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Suis-moi

Vas où tes pas te mènent.
Ils te mènent à Moi.
Qu'importe le chemin.
Vas.
Ne te retourne pas.
Sèche tes larmes,
fardeau d'un passé qui n'est plus.
Vas.
Avance.
Qu'importe ton rythme.
Arrête-toi quand vient la fatigue. 
Repose-toi si tu en as besoin.
J'ai juste besoin que tu avances,
et viennes à Moi.
Ecris pour Moi.
Travaille pour Moi.
Aime pour Moi.
Ne te laisse pas détourner de ton chemin.
Si cela doit se produire,
ressaisis-toi,
et reviens sur le chemin.
Seul le chemin qui mène à Moi doit compter pour toi.
N'écoute pas les faux-parleurs.
Et comme tu te demandes
comment savoir si tu es sur le bon chemin,
ton cœur le sait,
au fond de toi, tu le sais,
ce qui te mets en joie,
en joie profonde
celle des entrailles et non du mental,
là est le chemin.
Là où l'amour est,
là est le chemin.
Là où tu te sens chez toi,
là est le chemin.
Prends la route,
et viens sur le chemin.
Je me charge de t'ouvrir les portes.
Vas. 
Il est temps.
Mets tes chaussures ,
et suis Moi.

étagère spirituelle

Oui

7H. Se poser au jardin, cahier d’écriture et petit déjeuner.

Savourer la fraîcheur du matin. Sentir la rosée. Ecouter le concert des oiseaux au soleil levant. Observer leur vol.

Rien de mieux que le mois de mai pour se réinventer. Relancer la machine, changer d’axe. Et renaître à sa vie.

Chaque jour dire « Oui ».

« Oui » pour aujourd’hui.

« Oui » aux aléas.

« Oui » aux ressentis.

« Oui » à la vie.

étagère spirituelle·coussin poétique

Le bon moment

Quand sortir de chez soi devient pesant,
Quand s'installer à son bureau s'accompagne d'un soupir,
Quand allumer son téléphone prime sur l'ouverture des dossiers,
Quand compter les minutes avant la pause déjeuner se fait routinier,
Quand regarder les nuages par la fenêtre devient distrayant,
Quand arroser les plantes est plus épanouissant,

Alors il est temps.

Il est temps de regarder vraiment ailleurs.
Il est temps d'écouter cet appel au fond de soi. 
Il est temps de sortir de soi, de sa bulle de confort.
Temps d'écouter ses besoins, ce nouveau souffle qui nous anime, cette envie d'autre chose.
Temps d'ouvrir ses antennes, de libérer tous ses sens, de se mettre à l'affut des signes.
Temps de laisser venir, d'accueillir le changement, le renouveau, de faire confiance.
Temps de concevoir qu'une porte se ferme.

Accepter.
Prendre le temps de la fermer.

Fermer la porte.

Respirer.

Et ouvrir la nouvelle porte.

Plonger.

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Les mots

Ecoutez cette petite mélodie qui vient de loin, qui vient du cœur, du plus profond de l’Univers. Ecoutez les mots d’amour, les mots de paix, les mots de reconnaissance. Dites-les, exprimez-les, libérez-les.

Que les mots ne servent qu’à aimer, féliciter, encourager, pardonner, consoler, rassurer, conseiller, célébrer, rendre grâce, libérer.

Que vos mots soient bons. Qu’ils soient le reflet de votre âme.

Sinon, ne dites rien. Et souriez.

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Un énorme rien

Le retour de la chaise longue et du farniente (= ne rien faire en italien).

Depuis le début de ces vacances, j’ai battu mon record de temps de rien. D’habitude, à peine arrivée sur le lieu des vacances, hop, planning des menus, courses, visites, excusions, activités, marchés. Chaque jour, une activité le matin, une autre l’après-midi, et une dernière en soirée.

Mais là, juste se poser sur la chaise longue, regarder ses enfants jouer dans la piscine, son mari rougir endormi au soleil et pour soi cultiver l’art du rien.

Et découvrir dans l’art du rien, qu’il est un énorme cadeau aux autres, à soi-même et à la vie.

Aux autres, car c’est leur donner l’occasion de faire ce qu’ils veulent sans être pressés, bousculés. C’est leur donner le temps de faire, d’aller à leur rythme, de choisir, d’être, d’avoir envie, de proposer, de prendre des initiatives. C’est offrir à ses enfants, ce moment où ils peuvent dire : « Maman, tu viens dans l’eau avec moi ?  » Et de pouvoir ne répondre que oui, parce que pour une fois, on ne fait rien. C’est être pleinement disponible pour les autres. C’est se donner aux autres.

A soi-même, car c’est donner l’occasion à son corps de se poser et de se reposer après une année de stress, de travail, de speed, de « je n’ai pas le temps de m’écouter, je verrai plus tard, tiens bon, encore quelques semaines … » C’est remercier et respecter son corps de nous porter chaque jour. C’est se donner à soi.

A la vie, car dans le rien, on écoute ce qui se passe en soi, autour de soi, on voit, on observe, on comprend. C’est donner la possibilité à son mental de ranger, classer, trouver une solution, passer à autre chose, lâcher prise, vider, trouver une idée. C’est pouvoir écouter son intuition, laisser libre cours à son imagination. C’est se relier au divin en soi. C’est se donner à la vie.

Profiter de ces riens, nourrissez-vous-en, vivez les pleinement, et surtout … ne faites rien.