Il est tard. Rentrer chez soi et respirer l’odeur d’un petit plat qui mijote sur le feu.
Auteur : Caro Lune
Au quotidien
Chaque jour, trouvez ou prévoyez un petit bonheur
Premier instant
Le réveil qui sonne, bouger un orteil, les autres, et réaliser que le réveil n’est pas pour moi. C’est le premier jour des vacances. S’étirer doucement, se blottir dans la couette, et se laisser repartir dans un doux sommeil…
Le rhabillage
_ Maîtreseeeeesse, tu peux remettre la manche de mon pantalon ? (3 ans)
Stress du réveil matin
7h18, dans le noir d’une chambre de couple, voix paniquée :
_ Mais t’as pas mis le réveil ?
Voix endormie :
_ Pourquoi, tu vas où ?
_ Au boulot ! Le réveil ! Je dois partir ! Hein ? pourquoii ! On est quel jour ? Samedi ?! Ah, on est samedi !
Et réaliser avec bonheur qu’on a encore deux heures à dormir !
Les copines
Gardez un lien étroit avec vos copines.
On aurait tendance à repousser un rendez-vous copine à cause de la surcharge de choses à faire. C’est une erreur. Les copines permettent de relâcher la pression, de vider son sac, de se rappeler des souvenirs, de relativiser, de rigoler. Prevoyez un petit resto, un après-shopping, une balade en forêt. Mieux qu’une séance chez le psy.
Et en plus, quand l’une d’entre elle vous apporte un arbre à papillons… (voir article précédent)
Petit déjeuner asiatique
Devant sa tartine de pain de mie :
_ Maman, on a des baguettes chinoises !
_ On ne mange pas sa tartine avec des baguettes chinoises !
_ Non, hier tu as acheté des baguettes chinoises !
_ Ah oui ! De la baguette viennoise !
Point de vue masculin
En ce moment, je rentre tard du travail et je continue toujours les suivis psy de petit loulou 1.
Hier, Chéri me dit : « je fais les lessives et je fais à manger pour que tu aies du temps pour toi. » Mais que sous-entend cette phrase ?
Le rythme des papillons
Quand on a acheté cette maison, le coup de coeur venait de ses deux arbres à papillons, hauts de 2m, aux branches biscornues, un peu comme moi, tordus mais qui continuent de pousser.
Chaque année, je les entretiens à l’automne et au printemps, je coupe sans trop tailler à chaque fois, un peu plus chaque année, car Chéri ne les aime pas trop touffus, mais en gardant leur côté biscornu.
Il y a 2 ans, la grande branche biscornue a disparu, Il l’a taillée, elle le génaît. Mais je peux comprendre elle était vraiment biscornue.
Depuis un mois, Il me harcèle chaque week-end pour faire la coupe d’automne. Une question par ci, une petite phrase par là, toujours quand je suis occupée. Le mois de septembre, quand on est mère de famille, n’est pas propre au jardinage. Et puis j’aime tailler les buldeias à mon rythme.
Ce week-end Il a commencé à tailler, prétextant qu’il me relançait sans cesse, mais que je remettais toujours à plus tard. Il a tout taillé, il ne reste que deux vieux troncs sans feuille, hauts de 50cm. Sans feuille, sans papillon, sans couleur.
Et moi, que dois-je faire avec ses papiers administratifs que je lui demande de ranger depuis 5 ans qu’on vit dans cette maison et qui s’entassent dans un tiroir de l’entrée, un carton au grenier, sur une chaise du salon ? J’attends depuis 5 ans, je relance parfois, je m’énerve à d’autres, mais je respecte son rythme.
Les arbres paraissent morts, les papillons se sont envolés.
Quand verrais-je les bourgeons renaître sur les arbres à papillons ?
Quand je serai grand, …
-Papa, quand je serai papa, tu seras grand père ?
-Oui
-Mais alors, elle est où la mère ? (4 ans)
