
Auteur : Caro Lune
Parent bienveillant
Parent bienveillant : la nouvelle mode, et tant mieux ! Nous avons tant de retard sur nos voisins européens.
Mais quoi faire pour être un parent bienveillant ?
Le premier conseil (oublié sur de nombreux sites) est : DORMIR. Comment être bienveillant si on est crevé. J’ai essayé, impossible !
Alors, commencez par vous coucher 1/2h plus tôt, tous les soirs (eh oui, sinon c’est trop facile !). Vous verrez, vous allez gagner en patience, improvisation, créativité et donc bienveillance.
Miam
« Maman, je t’aime comme la raclette. » (7 ans)
Si tu pouvais le faire comprendre à tes grands frères…
« Maman, ça sert à rien de prendre un ballon (ballon de baudruche à la sortie de restaurants), après il se dégonfle la nuit. » (5 ans)
Siècle dernier
« Maman, tu es née en 2000 combien ? » (7 ans)
-c’était plutôt en 1900, pour moi. En 1974…
Problème existentiel
« J’aime pas trop la mort. » (7 ans)
Filou
« Eh, les gars ! Et si on n’écoutait pas Maman ! » (5 ans)
A mediter
« Ce n’est pas moi qui l’ai mis nulle part. » (5ans)
Ça, c’est dit…
« Maman, quand tu seras morte avec papa, je pourrai prendre la maison pour vivre avec Léane ? » (5 ans)
L’invisible
Elle arrive, je le sens.
Chez moi quand la zone critique se pointe , c’est quand je ne ressens plus rien, plus d’émotion. C’est le vide total. Anéantissement de tout esprit critique, de toute réflexion. Les autres vont penser qu’on fait la gueule, qu’on est d’humeur taciturne. Ils ne voient pas, ne remarquent pas que la dépression va arriver comme une lame de fond qui va tout emporter sur son passage et s’installer pour une durée indéterminée.
Alors se raccrocher vite, vite à tout ce qu’on peut trouver : du temps pour se reposer sans scrupule, le soleil, les yeux de son conjoint, les « mamans, je t’aime très fort », les « mamans, je t’aime très fort ».
(Pour Gégé, t’inquiète pas, tout va bien)
