coin des petits

Pour sourire

Sourire culinaire :

Je demande à Romain (8 ans) de m’apporter le piment d’Espelette rangé dans le placard. « Tiens, Maman, le piment de squelette ! »

Sourire d’artiste :

Exposition Miro. « Non, mais, Miro Golo, il dessine mal, il a des lunettes, et il dessine mal. » (Romain, confondant avec son jeu Miro Golo)

Sourire électoral :

« A quoi ça sert un président ? » (Clément 12 ans). « Un président, c’est pour savoir si on va ou si on reva pas à l’école. » (réponse de Romain, 8 ans)

tapis du bonheur

Maison de vacances

J’aime cette maison de vacances, ces quatre murs et ces cinq cloisons. Cette vie minimaliste. Il n’y a rien que l’essentiel : assez de vaisselle, quelques meubles et une déco allégée. C’est si reposant, les pensées peuvent voguer, de l’espace pour évoluer et du temps pour autre chose. Ecrire, méditer, courir, la plage, être vraiment présent pour sa famille.

Que vais-je emporter comme souvenirs de mes vacances ? Un peu de minimalisme ? De l’essentiel ? Des temps de rien dans ma valise ?

étagère spirituelle·tapis du bonheur

Changer de cap

Météo : il devait pleuvoir toute la journée, et finalement, ce matin, le soleil joue avec les nuages. On se demandait ce que serait cette journée pluvieuse : jeux, peinture, dessin, visite … Le soleil est là.

Enfiler ses baskets, aller courir, puis méditer sur le sable.

Accepter les changements et profiter de chaque instant.

Profiter. Profiter du jour présent. Carpe Diem. Et ne pas quand viendra la vieillesse découvrir que je n’avais pas vécu. Ces citations qui ont et raisonnent encore tant en moi de ce chef d’oeuvre des années 80 Le Cercle des poètes disparus. Cette dernière phrase m’a tant marquée que je me suis attelée à bien remplir ma vie. Trop. Créer des écoles en Afrique, rejoindre des associations, en créer, être femme, mère de famille, instit, directrice d’école, cours de dessin, de yoga, faire et remplir, toujours plus mon emploi du temps. Etre obnubilée à ne perdre aucune seconde de ce temps si précieux qui défile à toute vitesse. Et si à vouloir remplir trop sa vie, on passait à côté ? A côté de l’essentiel ? Qu’emportera-t-on de tout ça ?

Cette année, comme chaque année, j’avais pris mes pinceaux mes carnets, je n’y ai pas touché, ils sont restés au fond de la valise.

Aller sur la plage. Se poser là face à la mer.

Juste faire le vide, le silence. Et si le bonheur, l’essentiel, était dans la contemplation du beau et du rien, dans la simplicité ?

Se poser là, face à la mer. Juste le beau, le vide, le silence.

par la fenêtre

Orages d’été

Les premiers orages de la saison. L’été nous annonce doucement sa fin, et la fin des vacances.

Ce matin, il a éclaté à l’aube. Le meilleur moment pour les orages. Entendre de son lit la pluie tomber. Frémir à la lueur d’un éclair. Compter les secondes pour évaluer la distance. Ecouter le long roulement du tonnerre.

L’orage s’éloigne.

Se lever. Ouvrir la porte fenêtre de la cuisine et se laisser envahir par l’odeur du sable et des pins mouillés. Préparer le petit déjeuner. Mettre l’eau à bouillir. Attraper un fruit à savourer dans l’entrebaillement de la porte fenêtre. Ecouter les dernières gouttes de pluie tomber des arbres. Etre là.