sur le sofa

Le château médiéval

Je porte une longue robe et je me balade dans un immense château médiéval. Une tour majestueuse, des escaliers en tout sens, une gigantesque hauteur sous plafond à chaque étage, des murailles imprenables. Et pourtant mon cher château est sur le point de se faire envahir. Les barbares sont à son pied et nous savons bien que nous ne pourrons résister. Que d’un moment à l’autre ils vont envahir notre forteresse.

Nous avons le mot d’ordre de nous cacher. J’irai bien dans ma tour, elle est si haute qu’elle semble être le meilleur endroit, mais une fois dedans impossible de s’échapper, et la solitude engendre la peur. Je suis donc les consignes, je descends en courant deux étages. Dans une pièce en enfilade, très sombre, on m’indique un lit dans lequel me cacher avec une autre jeune fille.

On s’y réfugie. On se cache face à face sous l’épais édredon. On entend déjà les barbares au rez-de-chaussée, monter petit à petit les escaliers. Il y en a un qui entre dans notre chambre. On arrête de respirer. Peut-être poursuivra-t-il son chemin. Mais il vient vers le lit. Il vient de mon côté. Il s’approche. Il grogne. Un orque ou un gobelin. Je n’aurai aucune chance. Il me renifle, il m’a trouvée. Je remets mon âme à Dieu, si c’est la fin, qu’Il m’accueille au plus vite.

Je sens les griffes dans mon cou, des dents sur ma nuque. Mais je ne vais pas me laisser manger comme ça. Je me retourne. J’envoie des coups de poings et des coups de pieds en cascade.

Mais la peau est plus douce que celle d’un orque. Il a une voix que je connais. Je réalise alors en l’espace d’une seconde que je suis en train de frapper mon mari qui dormait à côté de moi. Et qu’on est en 2024. J’éclate de rire, je m’excuse, soulagée. Quel bonheur d’être en 2024.

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