
Quand je me rachète un pyrograveur …



Ma chère Marion
Dans ton dernier message, tu me demandes comment je vais.
Comment te dire ?
Lever sans réveil,
Méditer au soleil,
Courir 30 minutes,
Piquer une tête dans la mer,
Ecrire,
Aller au marché,
Manger des salades,
Lire,
Regarder mes enfants s’éclater dans les vagues,
Nager,
Prendre l’apéro,
Dîner en terrasse,
Marcher,
Et demain, recommencer …
Le bonheur 🙂
Profite bien de ta petite famille,
Je t’embrasse bien fort.
PS : ci-dessus la vue de ma chambre
Je voudrais partir, jusqu'à la mer M'allonger sur le sable, prendre un peu l'air Sentir les embruns, rester encore Rester jusqu'à, ensaler le corps. (...)
Cette chanson de Guillaume Grand entendue si souvent sur les ondes dans ma voiture en allant au travail.

Et se dira là, tout de suite, maintenant, ça y est, j’y suis.
Enfin, la mer.

Lundi 08 juillet
Seule devant mon café, les mots me manquent. Sur la table, quelques restes du week-end : plateau de charcuterie et plateau de fromages, un bocal de petits mots doux. Ce week-end, passé tellement vite, déjà fini, si simple et si magique à la fois.
Parfois on hésite à se créer ces instants de bonheur : tiens on se ferait bien une journée à Auvers sur Oise, aller voir une expo, on pourrait se faire un petit week-end, un dîner entre amis, une soirée ciné, un coup de téléphone à un vieux pote. On hésite, on ne prend pas le temps, il y a toujours « les priorités », les « il faut que » et les « plus tard », « c’est trop cher », « pas le temps », les « je sais pas faire ».
Et parfois on se lance : « Allez, on organise un week-end pour notre passage de dizaine ? » Et laisser la magie opérer : ce cadre, ce gîte si particulier, 10 ans après, où tout le monde pourra dormir sans prendre la voiture (et heureusement), les arrivées décalées, les retrouvailles, des photos sur des portes, une salade de fruits géante, le match de foot, les petits plats de chacun, la soupe champenoise (attention, avec modération !), un petit tour dans la piscine, un mini caddie dans un supermarché, un chaudron de pâtes sauce carbo inédite, nos discussions, le soleil, l’entente de tous, des ados autonomes, la visite d’un château, les « qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ? », mon mari si paisible, des fours qui buggent, une plancha qui n’en finit pas, un cadre photo, un bocal de mots doux, une urne dans une caisse de vin, un reportage vidéo qui ramène à loin, mon mari qui danse, et danser, danser jusqu’à pas d’heure, un débat philo nocturne, aller chercher le pain à 20 km, un brin de fatigue, les « y-a plus de café », couper du blé, un brunch, deux pages de livres exceptionnelles, une photo de groupe moins un, la simplicité de tous et l’intelligence collective, des petits coups de klaxon et des mains qui s’agitent, un groupe Whats app, votre humour et tous vos sourires.
Réunissez tous vos amis dans un cadre à votre image, comme si vous rassembliez chaque pièce d’or dans un joli coffre, et vous aurez le plus beau des trésors.
Ces instants magiques que la vie vous souffle, n’hésitez pas, écoutez-les et vivez-les.
Dimanche.
Premier matin où le soleil est là depuis des semaines. Six semaines sans lui au réveil, c’est long. Moi qui aime tant guetter son premier rayon. Ce matin, il était là avant moi.
Ouvrir grand, très grand, les fenêtres, l’inviter partout dans chaque recoin de la maison.
Sentir sa chaleur nous caresser la peau, et toutes les odeurs qu’il amène, ces odeurs d’été, de vacances, de bien être.
Sentir cette douceur qui s’infiltre partout, dans chaque pièce, au plus profond de nous.
Et cette lumière qui nous illumine, ces couleurs qui se ravivent, ce bleu infini.
Sentir cette joie nous inonder.
A tous, je souhaite une merveilleuse journée ensoleillée d’amour, de paix, de sérénité. On en a tous tant besoin.
J'emporte dans mes bagages
l'odeur de la mer,
le bruit des vagues,
le soleil sur ma peau,
les rires des enfants,
des sourires sur les visages,
des larmes d'émotions
les chiffres 5 et 0,
un ciel sans nuage,
le manque des absents,
les voix des présents,
une soirée aux urgences,
des cadeaux merveilleux,
des papilles assouvies,
des temps de partages,
des recettes de cuisine,
des retrouvailles
le vœu de remettre ça rapidement,
ici ou ailleurs,
l'engouement des préparatifs,
le besoin de garder ces liens,
qui disent que quoiqu'il arrive, nous sommes toujours là,
les conseils des anciens,
l'insouciance des plus jeunes,
les kilomètres de chacun,
mais surtout,
ce que j'emporte dans mes bagages,
c'est le bonheur d'être tous ensemble.


J’aime les regarder courir sur la plage en ce soir d’été. A jouer à des jeux qui n’existent que pour eux. Rien d’autre ne compte alors à leurs yeux que cet instant d’insouciance, ces moments magiques qu’on attrape et qu’on met au fond de son cœur pour les soirées d’hiver.
Mes garçons, 15, 14 et 11 ans. Ont-ils conscience que la fin de l’enfance est là ? Devant eux ? Pas ce soir. Pas maintenant. Un jour. Mais un jour n’existe pas encore. Seul maintenant est.
S’arrêter sur ce soir d’été. Mettre la machine sur pause.
Ils auront toujours 11, 14 et 15 ans. On ne sera jamais vieux.
S’arrêter sur ce moment où tout le monde va bien, est heureux. Sans contrainte. Libres dans sa tête.
Vouloir que ce moment s’éternise.
Le respirer.
Et demander qu’il en soit toujours ainsi, pour chacun d’entre nous : bonheur, santé, abondance, sérénité, amour, joie.

Nager
Bouquiner
Observer
Rêver
Se reposer
Déconnecter
Buller
Se prélasser
Profiter
Aimer
Oublier
S’évader
Relâcher
Souffler
Accepter
S’échapper
Se libérer
Se réaliser
Se retrouver
Se réveiller sans réveil écrire aller courir prendre un verre avec un copine aller voir sa grand-mère faire du shopping emmener les enfants au cinéma aller à pieds au marché ranger sa maison étendre la lessive dehors jardiner faire un barbecue cuisiner les légumes d'été téléphoner à un ami patauger dans la piscine dessiner toutes ses petites choses que le rythme trépidant du quotidien nous enlève mais surtout rêver les mots "Grandes vacances" comme un enfant faire le vide de stress et de fatigue oublier le trop plein de l'année rêver à ce que sera l'été et faire sa valiser et partir